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mercredi 8 mai 2013

À la recherche de Ti-coune...

Je sais, de la façon dont il est formulé, mon titre peut porter à de multiples interprétations aussi je vous demanderais de ne pas tirer de conclusion trop vite tout au long de ce billet. Comme dans tout bon "thriller", je vous demande d'attendre à la toute fin.

Cette semaine, une de mes sources d'information les plus sûres m'apprend qu'il y a eu du nouveau du côté du Saguenay (à moins que ce soit du Lac-Saint-Jean...je n'ai jamais rien compris à leur histoire). Un évènement difficile à prévoir, car tout à fait inattendu et plutôt impressionnant.

Mais avant d'aller plus loin, je crois qu'il convient de rappeler que les oiseaux (car, vous vous en doutez un peu, il s'agira d'un billet sur les oiseaux), comme bien d'autres êtres vivants, adoptent des niches écologiques bien spécifiques afin d'assurer la pérennité de leurs espèces respectives. Je ne sais pas pour vous, mais moi je n'ai jamais observé en pleine forêt des espèces inféodées à des milieux ouverts telles les Sturnelles des prés / Eastern Meadowlark, les Maubèches des champs / Upland Sandpiper ou les Goglus des prés / Bobolink. Ceci reste vrai pour l'inverse, soient une Grive des bois / Wood Thrush ou un Tangara écarlate / Scarlet Tanager nichant dans un arbre ou un arbuste en plein champs. Si c'est vrai pour les habitats, c'est également vrai pour les aires de distribution. La plupart des espèces ne dépassent pas certaines limites géographiques à cause des conditions climatiques, des habitats non propices à leur survie ou de la compétition trop vive qu'elles subiraient dans d'autres secteurs.

Ceci fait que des espèces bien présentes dans la partie la plus peuplée du Québec méridional voient leurs effectifs fondre à mesure que l'on se dirige vers le nord ou vers l'est de la province. Hier, j'ai photographié au Marais Provancher, à Neuville, mon premier Viréo mélodieux / Warbling Vireo de l'année 2013. Je l'avais entendu la veille au Cap Tourmente, sans réussir à mettre la jumelle dessus. Cette espèce à la robe sobre possède un chant qu'elle ne se gêne pas de répéter sans cesse, à la façon des autres membres de la famille. C'est une phrase mélodique, bégayée superbement, émise sur une tonalité qui me fait penser à celle des deux roselins ou du Cardinal à poitrine rose / Rose-breasted Grosbeak. Ceci étant naturellement une évocation toute personnelle.


Son chant anime et enjolive nos forêts québécoises, mais pas toutes. Ce viréonidé privilégie des régions où l'on trouve une mosaïque de forêts feuillues et d'espaces ouverts, ce qui offrent de nombreux milieux propices à la nidification de l'espèce*. Les travaux du premier Atlas des Oiseaux Nicheurs du Québec, effectués entre les années 1984 et1989, ont permis de confirmer ces informations. Et ces faits ressortent encore à partir des données amassées durant les trois premières années du deuxième Atlas qui a débuté en 2010 et qui devrait se terminer en 2015. Notre vedette donne bien peu de représentations dans l'est du Québec, ne se présentant tout simplement pas sur la rive sud à partir de Sainte-Anne-des-Monts vers l'est, et sur la rive nord à partir de Charlevoix vers l'est***. La région du Lac-Saint-Jean (à moins que ce soit du Saguenay...je n'ai jamais rien compris à leur histoire) n'est pas sur le circuit non plus.

Mais le Viréo mélodieux n'est pas le seul à jouer à la vedette. Une autre espèce abondante dans la région la plus peuplée du Québec méridional possède une aire de distribution similaire et même un peu plus restreinte que celle du viréo. Elle fréquente les forêts de feuillus de même que les boisés dans les parcs et elle est une assidue aux mangeoires des résidences que ce soit à la ville ou à la campagne. Sur le terrain, elle se reconnaît facilement aux notes monotones, répétitives et nasillardes qu'elle émet. Elle joue de souplesse acrobatique avec les mésanges et elle s'acoquine bien souvent avec elles en hiver. Et oui, vous l'avez reconnue, la Sittelle à poitrine blanche / White-breated Nuthatch.


Voici donc une autre espèce qui anime nos forêts et elle le fait toute l'année. Malheureusement, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean (bon, je ne me tromperai plus), entourée comme elle est de forêts de conifères à perte de vue, n'a pas la chance d'accueillir cette espèce. C'est sa cousine, la diminutive Sittelle à poitrine rousse / Red-breasted Nuthatch qui prend la relève. Pour les ornithologues Saguenay-Lac-Saint-Jeannois ( à moins que ce ne soit Lac-Saint-Jean-Saguenois ???) il s'agit d'une rareté digne de mention. 

Et c'est justement ce qui est arrivé, toujours selon mes sources, à une résidence de Saint-Fulgence le 2 mai dernier. Voilà que cette rareté se présente sans invitation et sans s'annoncer aux mangeoires de Claudette Cormier et de Germain Savard. Déjà que cette apparition non sollicitée, mais grandement espérée, relève du phantasme, mais, en plus, il s'agit de la 224ième espèce observée par le couple à partir des limites de leur terrain. Une réalisation tout à fait exceptionnelle. Ils occupent cette maison depuis le 3 août 2003 et, dès la première année, ils avaient contacté 178 espèces. Ce couple est très impliqué dans les inventaires aviaires dans leur région et ils sont bien placés pour apprécier toute la valeur de cette observation.

Maintenant pour continuer mon propos (et finalement aboutir à Ti-coune, mais attendez jusqu'à la fin), ces jours-ci, une espèce européenne est présente dans le marais de Hope, en Gaspésie, soit dans la partie est du Québec. Il s'agit du Vanneau huppé / Northern Lapwing. Selon la Liste commentée des oiseaux du Québec, par Normand David **, il s'agirait de la 5ième observation de l'espèce au Québec. Cette liste date de 1996, mais je n'ai pas eu connaissance d'une autre apparition de cette méga rareté au Québec depuis sa publication. Des découvertes comme celle-là font courir les ornithologues de toute provenance et je les comprends très bien. J'avoue même avoir été du nombre pendant plusieurs années. J'en ai fait des allers-retours nécessitant neuf heures de conduite pour me rendre à destination et autant pour en revenir. Tout ceci pour passer environ une heure ou deux sur le site de l'observation. Je me croise les doigts, mais ces déplacements d'aussi longue distance ont toujours porté fruit. Je ne peux cependant pas en dire autant de toutes mes tentatives. Mon pourcentage d'efficacité n'est pas très élevé.

La dernière espèce à m'avoir fait disjoncter est le Tyran gris / Gray Kingbird qui avait été découvert aux alentours du 6 novembre 2006. C'était une première pour le Québec. Il avait été repéré à L'Anse-à-Beaufils, petit village situé en Gaspésie et à seulement dix kilomètres à l'ouest de Percé. En fait, je m'y suis rendu douze jours plus tard, soit le 18 novembre 2006. À partir de la maison, Anne et moi avions 747 kilomètres à parcourir et le temps de conduite estimé était de 9 heures. Suivant la procédure coutumière lors d'un déplacement de cette importance, nous avons quitté Québec tôt dans la nuit pour arriver vers les 10h00-10h30. Ce que nous avons réalisé sans trop de problème. Heureusement pour nous, nous avons rencontré à destination Pierre Poulin, l'un des meilleurs observateurs de la Gaspésie (c'est d'ailleurs lui qui a trouvé le Vanneau huppé). Il nous a grandement aidé à trouver le tyran. Il était accompagné de Ginette Roy.

Ce Tyran gris était une première pour le Québec. Prise le 18 novembre 2006 à l'Anse-à-Beaufils, Percé. Photo prise en digiscopie.
Nous étions ravis. Nous avons quitté vers 12h00 pour le retour à la maison. Vers 21h00, nous étions assis dans le salon. De retour au bureau le lundi matin suivant, mes collègues me demandent ce que j'ai fait en fin de semaine. Je leur raconte notre périple et l'un d'eux me demande le plus naturellement du monde ce que cet oiseau faisait là, à des milliers de kilomètres au nord de son aire de distribution normale.

Je lui explique alors que les migrations des oiseaux peuvent se faire sur de longue distance selon l'espèce et que des situations hors de leur contrôle peuvent alors survenir. Les oiseaux peuvent se faire déporter sur de longues distances par un ouragan et aboutir à des endroits très inattendus. Il peut arriver aussi qu'un oiseau soit désorienté pour une raison ou pour un autre et qu'il se dirige vers le nord alors qu'il devrait aller vers le sud. Et mon compagnon de travail de commenter le plus sérieusement du monde "Comme ça tu es en train de me dire que tu as parcouru un millage de fou pour aller observer le plus mal pris, le plus inadapté, en fin de compte, le Ti-coune des oiseaux de son espèce." Je l'ai ri pas à peu près. Ce que j'ai aimé de cette analyse vite faite, c'est que ça ne se voulait pas méprisant, c'était juste bien envoyé.

Il y a plusieurs façons de pratiquer l'ornithologie et je respecte toutes ces façons, en autant qu'elles ne me briment pas dans ma liberté de la pratiquer comme je désire le faire moi-même. De très bons observateurs vont mettre tous leurs efforts pour explorer et documenter l'environnement immédiat où ils vivent. D'autres vont se dédier à la quête du plus grand nombre d'espèces observées au Québec. Pour d'autres, le terrain de jeu sera le monde. Et pour certains, il n'existera jamais de liste. Quelle est la différence ? Dans mon esprit, il n'y en a pas. Le dénominateur commun est la passion qui anime tous ces gens. Je n'ai pas toujours pensé comme ça. J'ai connu une période un peu pédante où je croyais tout-savoir-et-tout-bien-faire, où la façon de pratiquer l'ornithologie des autres me semblait inappropriée. 

Et, un jour, un ami m'a parlé d'un certain Ti-coune... oui, je vous l'assure, je l'ai bien ri.


Bibliographie consultée




*     Gauthier J. et Y. Aubry (sous la direction de) 1995. Les Oiseaux nicheurs du Québec: Atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional. Association québécoise des groupes d'ornithologues, Société québécoise de protection des oiseaux, Service canadien de la faune, Environnement Canada, région du Québec, Montréal, xviii + 1295 p.

**   David, Normand. (1996). Liste commentée des oiseaux du Québec. Association québécoise des groupes d'ornithologues.

*** Site web de l'Atlas des Oiseaux nicheurs du Québec méridional:  
       http://www.atlas-oiseaux.qc.ca/.



         


lundi 14 janvier 2013

Le défi des cours



Le 2 octobre 2002, je lance, via mon site web Passion Plume, un défi à tous les passionnés d'oiseaux qui nourrissent les oiseaux sauvages en installant des mangeoires dans leur cour. La seule condition mise en place pour pouvoir participer est d'avoir atteint un nombre de 75 espèces observées à partir de sa cour. Je décide de cette règle bien arbitrairement, dans le seul but d'éviter d'avoir trop de cours à suivre. En effet, qui n'a pas sa mésange, sa tourterelle, son moineau ou son étourneau tout près de sa demeure ? Je ne dénigre vraiment aucune espèce d'oiseaux, mais nous savons que ces espèces sont plus répandues et elles représentent moins d'intérêt statistiquement. Comprenant très bien que ce chiffre n'est pas évident à atteindre pour une personne qui vit en pleine ville de Montréal, je me résous cependant à garder cette condition. Je calcule que la personne qui a pu inciter 75 espèces à passer dans sa cour a sûrement fait des bonnes choses pour arriver à ce résultat. Nonobstant le nombre d'espèces, ce défi se veut tout d'abord amical. Il est lancé à soi-même plutôt qu'à tous les autres participants. Mais je vois plusieurs aspects positifs à une mise en comparaison de différentes cours.  En demandant aux participants de donner une description succincte de leur cour, je veux connaître quel est le facteur qui influence plus les oiseaux à adopter une cour plus qu'une autre: choix judicieux d'arbres, d'arbustes et de végétaux , dimensions et emplacement du terrain, types de mangeoires, de nichoirs et de bains d'oiseaux qui fonctionnent le mieux...

De plus, ce défi permet de connaître les espèces communes selon les endroits où l'observateur se situe dans la province de Québec. Si le Moineau domestique est régulier dans une cour à Québec, il est inusité dans une cour à Rimouski.  Il en va de même de la Sittelle à poitrine blanche, du Viréo mélodieux, de l'Oriole de Baltimore ou du Piranga écarlate.

Et, il faut bien l'avouer, le fait d'attribuer un nombre d'oiseaux à notre cour peut nous amener à faire en sorte d'en attirer de plus en plus ou de prendre les moyens pour reconnaître les oiseaux qui passent et repassent au-dessus de la maison ou dans les arbres du voisinage, dans le courant de l'année et selon les saisons. Nous pouvons apprendre à reconnaître les oiseaux visuellement avec des bons guides de terrain ou auditivement avec des cassettes et des disques compacts que l'on peut trouver dans les boutiques ou sur les sites spécialisés via internet ou dans notre propre localité.

Pour participer, il faut donc avoir une liste minimale de 75 espèces d'oiseaux observées ou entendues alors que vous avez les deux pieds bien ancrés dans les limites de votre cour. L'oiseau peut passer en vol (vous ajoutez alors un V au bout du nom de l'oiseau), situation commune dans le cas de canards et bernaches ou de rapaces; l'oiseau peut nicher sur votre terrain ou chez le voisin (vous ajoutez alors un N au bout du nom), mais vous devez voir le nid à partir de votre terrain. Vous pouvez aussi n'entendre que l'oiseau, mais le reconnaître sans l'ombre d'un doute (auquel cas vous ajoutez un E au bout du nom). Quand, un peu plus tard, vous voyez une espèce que vous n'aviez fait qu'entendre auparavant, vous me le mentionnez et j'enlève le E .  Pour qu'il n'y ait aucune lettre suivant le nom de l'espèce, il faut que celle-ci se soit vraiment arrêtée pour se nourrir, pour se baigner ou pour se reposer quelques minutes. Elle doit s'être perchée ou s'être posée au sol ou sur l'eau directement dans les limites de votre terrain ou dans votre champ de vision.

Au cours des dix années qui ont suivi, j'ai eu le bonheur de voir 54 propriétaires de cour s'inscrire à ce défi amical et, ce, dans 15 des 17 districts administratifs de la province de Québec. Certains districts sont couverts par plus de cours que d'autres, mais c'est intéressant quand même d'avoir un portrait assez global au niveau de la province. Voici donc ces districts avec (entre parenthèses) le nombre de cour contenu dans chacun:

  • Côte Nord (2)
  • Gaspésie (2)
  • Bas Saint-Laurent (2)
  • Québec (7)
  • Chaudière / Appalaches (14)
  • Centre du Québec (3)
  • Mauricie (2)
  • Estrie/Cantons de l'est (3)
  • Montréal/ Laval (3)
  • Outaouais (3)
  • Abitibi / Témiscamingue (1)
  • Montérégie (4)
  • Laurentides (3)
  • Lanaudière (3)
  • Saguenay / Lac Saint-Jean (2)

Et le total cumulatif des espèces ayant fréquenté ces 54 cours est assez impressionnant puisqu'il comprend à ce jour 298 espèces différentes et 17 espèces d'oiseaux exotiques (échappées de captivité). C'est un nombre que je ne croyais pas possible en lançant ce défi. 

Si vous vous demandez dans quel district de la province de Québec la diversité est la plus grande et bien voici en ordre décroissant le nombre d'espèces observées dans une cour donnée, avec l'endroit où se situe cette cour, le district du Québec ainsi que les noms de ceux ou celles qui ont recensé les espèces à travers les années.


nombre endroit district au Québec recenseurs
223 Saint-Fulgence Saguenay-Lac-St-Jean Claudette Cormier et Germain Savard
195 Pointe-Platon, Lotbinière Chaudière-Appalaches Alice Desrochers
188 Arrondissement Sainte-Foy Capitale-Nationale Olivier Barden
180 Grenville-sur-la-Rouge Outaouais François Morand
166 Saint-Jean-sur-Richelieu Montérégie Marcel Jr. Gauthier
162 Saint-Jean, Île-d'Orléans Capitale-Nationale Thérèse Beaudet et Pierre Lamothe
161 Stoke Estrie/Cantons de l'Est Luce Lefebvre et Jacques Turgeon
160 Pointe-aux-Trembles Montréal/Laval Yves Gauthier
159 Sainte-Martine Montérégie Micheline Ouellet
157 Saint-Hubert Montérégie Raymond Belhumeur
155 Sainte-Gertrude, Nicolet Centre du Québec Carole Gélinas et Robert Barbeau
154 Lévis Chaudière-Appalaches Lorraine Plante et Simon Bégin
153 Adstock, Beauce Chaudière-Appalaches Donald McCutcheon
144 Saint-Majorique, Drummond Centre du Québec Jeanne Lehoux
144 Lévis Chaudière-Appalaches Guy Lemelin
143 Ville-Marie Abitibi-Témiscamingue Jonathan Fréchette
139 Grand-Calumet Outaouais Mario Gervais
139 Dunany Laurentides Sylvie Robert
138 Arrondissement Neufchatel Capitale-Nationale Louis Messely
132 Saint-Onésime-d'Ixworth Bas-Saint-Laurent Jean-François Rousseau
129 Saint-Étienne-de-Lauzon, Lévis Chaudière-Appalaches Louise Morin
129 Montmagny Chaudière-Appalaches Guy Poisson
129 Saint-Paul-de-Joliette Lanaudière Raymond Piché
127 Saint-Georges-ouest, Beauce Chaudière-Appalaches Réjean Turgeon
121 Falardeau Saguenay-Lac-St-Jean Andrée Desjardins
120 Saint-Armand Montérégie Normand Bourdon
116 Saint-Adalbert-de-Lislet Chaudière-Appalaches Jean-Guy Chouinard
113 Irlande, Beauce Chaudière-Appalaches Anne-Marie Galant et Paul Demers
110 Hull Outaouais Frédéric Bédard
109 Saint-Georges, Beauce Chaudière-Appalaches Luc Légaré
109 Magog Estrie/Cantons de l'Est Jacqueline et Renaud Pirsch
108 Matapédia Gaspésie Christiane Pitre
106 Danville Estrie/Cantons de l'Est Gilles Lacroix
105 Mont-Laurier Laurentides Robert Lebrun
103 Saint-Jacques-de-Leeds, Lotbinière Chaudière-Appalaches Gabriel Samson
103 Mont-Tremblant Laurentides Francine Charpentier et Gérald Gauthier
102 Arrondissement Sillery Capitale-Nationale Anne Déry et Laval Roy
102 Saint-Joachim-de-Courval, Drummond Centre du Québec Colette et Yvon Roy
95 Islets-Caribou Côte Nord Gilles Dupuis
93 Trois-Rivières Mauricie Micheline Bisson
92 Sainte-Rose-de-Laval Montréal/Laval Luc Laberge
92 Saint-Cyrille-de-Lislet Chaudière-Appalaches Richard Alan Jones
87 Saint-Nicolas, Lévis Chaudière-Appalaches Nicolas Hallé
86 Île-Bizard Montréal/Laval Louise Turgeon
82 Lac Ulysse, Zec Forestville Côte Nord Thérèse Beaudet et Pierre Lamothe
82 Saint-Léonard-de-Portneuf Capitale-Nationale Alain Cayer
80 Amqui Gaspésie Ronald Lang
80 Saint-Jean-des-Piles Mauricie Yves Leduc
80 Arrondissement Beauport Capitale-Nationale Diane Labarre
79 Rawdon Lanaudière Lise Poulin
79 Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud Chaudière-Appalaches Mario Lavoie
78 Arrondissement L'Ancienne-Lorette Capitale-Nationale La famille Lagueux-Tremblay
75 Rimouski Bas-Saint-Laurent André Boulianne
75 Terrebonne Lanaudière Lucie et Marcel Léonard

Et maintenant, voici les espèces qui ont été identifiées 

dans 100% des cours participantes (54/54):

Bernache du Canada, Colibri à gorge rubis, Pic mineur, Pic flamboyant, Geai bleu, Corneille d'Amérique, Mésange à tête noire, Merle d'Amérique, Jaseur d'Amérique, Paruline à croupion jaune, Bruant familier, Junco ardoisé, Tarin des pins et Chardonneret jaune.

dans 98.1% des cours participantes (53/54):

Pic chevelu, Grand Corbeau, Bruant hudsonien, Bruant à couronne blanche, Quiscale bronzé, Roselin pourpré et Sizerin flammé.

dans 96.3% des cours participantes (52/54):

Grand Héron, Goéland à bec cerclé, Étourneau sansonnet, Bruant à gorge blanche, Carouge à épaulettes.

dans 94.4% des cours participantes (51/54):

Canard colvert, Épervier brun, Tourterelle triste, Hirondelle bicolore, Vacher à tête brune.

dans 92.6% des cours participantes (50/54):

Pic maculé, Roitelet à couronne rubis et Cardinal à poitrine rose.

dans 90.7% des cours participantes (49/54):

Faucon émerillon, Viréo aux yeux rouges, Bruant fauve et Gros-bec errant.

dans 88.9% des cours participantes (48/54): 

Sittelle à poitrine rousse et Paruline jaune. 

dans 87.0% des cours participantes (47/54): 

Urubu à tête rouge, Pie-grièche grise et Durbec des sapins.

dans 85.2% des cours participantes (46/54): 

Oie des neiges, Roitelet à couronne dorée et Paruline à tête cendrée.

dans 83.3% des cours participantes (45/54): 

Buse à queue rousse, Pluvier kildir, Sittelle à poitrine blanche et Jaseur boréal.

dans 81.5% des cours participantes (44/54): 

Grand Pic, Paruline à flancs marron, Paruline flamboyante, Paruline masquée et Cardinal rouge.

dans 79.6% des cours participantes (43/54): 

Pigeon biset, Grimpereau brun, Paruline noir et blanc, Oriole de Baltimore et Sizerin blanchâtre.

dans 77.8% des cours participantes (42/54): 

Pygargue à tête blanche, Busard Saint-Martin, Crécerelle d'Amérique et Paruline à joues grises.


dans 75.9% des cours participantes (41/54): 

Épervier de Cooper, Tyran tritri, Viréo à tête bleue, Grive solitaire et Paruline à gorge noire.


dans 74.1% des cours participantes (40/54):

Moucherolle phébi, Plectrophane des neiges et Moineau domestique. 
 
Je n'accorde personnellement pas une grande valeur statistique ou scientifique à tous ces pourcentages et ces chiffres. Si ce défi a dix ans d'âge, quelques espèces qui composent les listes de certaines cours sont peut-être là depuis les années 1970. Par exemple, la Pie-grièche migratrice est présente dans 4 cours différentes au fil des années: à Saint-Jean-des-Piles, à Saint-Georges-de-Beauce, à Sainte-Majorique (ou elle a même niché et 3 oisillons ont été observés) et à Repentigny. Commune dans les années 1970, cette espèce est aujourd'hui super rare à la grandeur de la province. Une ou deux mentions par année seulement. Pour connaître les réelles tendances de population pour les différentes espèces, il faudrait tenir à jour la liste de chacune des cours sur une base annuelle. Ainsi, on saurait de façon plus précise si une espèce maintient ou non sa population pour une région donnée. Mais je n'ai jamais été très fort sur les statistiques et je ne serai jamais un scientifique pur. Cependant, j'adore littéralement étudier le comportement des oiseaux dans leur façon d'interagir avec leur environnement. Le seul côté scientifique qui m'intéresse vraiment est de mettre le nom exact sur une espèce observée. Ceci est de la plus haute importance lorsqu'on maintient des listes des espèces rencontrées sur sa route. 

Pour voir la liste complète des espèces observées dans les 54 cours, aller à cette adresse

http://www.ornithoplanete.net/defi_des_cours/macour-presentation.htm

Et voici, en finissant, un pic que je photographiais pour la première fois le 11 janvier 2013. Comme je suis fort sur les listes, je peux vous dire que c'est la 870ième espèce à vie que j'immortalise en photo. Je devrais atteindre la 1 000ième espèce lors de mon prochain voyage en Thaïlande du 5 au 28 février prochains. Ça ne devrait pas être un très gros défi.

Voici donc une femelle de Pic à ventre roux / Melanerpes carolinus / Red-bellied Woodpecker présente à un poste d'alimentation d'une maison privée au Lac aux canards, près de La Durantaye, depuis le 9 décembre 2012. 




Même si cette espèce se retrouve sur la liste officielle du Québec, elle n'est pas commune du tout. Pour espérer en voir durant la saison de nidification, il faut se rendre dans la sud ouest de la province, en Montérégie et plus précisément à Châteauguay. Cependant, durant la saison hivernale, il s'en observe sur un plus vaste territoire, mais toujours en nombre minime. En me fiant aux mentions faites sur le site des oiseaux rares, 9 Pics à ventre roux ont été repérés à des mangeoires depuis le 2 décembre 2012. 3 en Montérégie, 2 en Outaouais, 1 en Mauricie, 1 à Montréal, 1 dans Chaudière-Appalaches et 1 dans la Capitale-Nationale. Comparativement à d'autres années, on peut dire que c'est un bon hiver pour cette espèce.