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lundi 31 juillet 2017

Des oiseaux fascinants ( Australie et Tasmanie )



L'Australie forme la plus grande île du monde avec une superficie de 7.7 kilomètres carrés (en comptant la Tasmanie), comparativement à celle du Canada qui est de 9.9 kilomètres carrés.





Bien que la majeure partie de l’île soit désertique ou semi-aride, l’Australie (Tasmanie comprise) ne manque pas d’habitats diversifiés pour accueillir différentes espèces animales et végétales. Du fait du grand âge du continent, de son climat très variable dans le temps et de son isolation géographique très longue, une faune et une flore particulières ont pu se développer, en général d'origine très ancienne, tels que les mammifères monotrèmes (ovipares) et marsupiaux (à poche marsupiale) ayant précédé dans l'évolution les mammifères placentaires et les oiseaux aptères (émeu et casoar). Environ 85 % des plantes à fleurs, 84 % des mammifères, plus de 45 % des oiseaux et 89 % des poissons du plateau continental sont considérés comme des espèces endémiques. Les espèces animales les plus connues sont le koala, le kangourou, l'émeu, l'ornithorynque, le wombat, l'échidné et le dingo.


Je rêvais de visiter l'Australie pour sa grande variété de psittacidés (perruche, perroquet, loriquet...) et de marsupiaux (kangourou, wallaby, pétrogale). L'itinéraire de ce voyage de 17 jours (du 20 octobre au 6 novembre 2011) nous a mené de Cairns à la Tasmanie en longeant la côte est de l'Australie.  Voici un échantillonnage des 431 espèces d'oiseaux observées durant ce séjour. 



Loriquet à tête bleue / Trichoglossus haematodus moluccanus / Rainbow Lorikeet
 
Cacatoès de Leadbeater / Lophochroa leadbeateri leadbeateri / Pink Cockatoo
  
Martin-chasseur géant / Dacelo novaeguineae novaeguineae / Laughing Kookaburra. Son cri est celui que l'on entend souvent dans les films sur la jungle style "OU OU OU A A A A". C'est un oiseau très vocal et on dirait que ses interactions avec ses congénères sont plus vocaux que physiques. Nous l'entendions autant en ville que dans les parcs protégés ou les forêts.
 
Vanneau soldat / Vanellus miles miles / Masked Lapwing
 
Oedicnème bridé / Burhinus grallarius / Bush Thick-knee
 
Méliphage à oreillons bleus / Entomyzon cyanotis griseigularis / Blue-faced Honeyeater
  
Jardinier de Newton / Prionodura newtoniana / Golden Bowerbird
 
Mégapode de Reinwardt / Megapodius reinwardt yorki / Orange-footed Scrubfowl
 
Casoar à casque / Casuarius casuarius / Southern Cassowary
 
Siffleur itchong / Pachycephala rufiventris rufiventris / Rufous Whistler
  
Pédionome errant / Pedionomus torquatus / Plains-wanderer

 
Colombine marquetée / Geophaps scripta peninsulae / Squatter Pigeon
  
Rhipidure hochequeue / Rhipidura leucophrys leucophrys / Willie-wagtail
  
Carpophage argenté / Ducula spilorrhoa spilorrhoa / Torresian Imperial-Pigeon
  
Podarge gris / Podargus strigoides phalaenoides / Tawny Frogmouth
  
Perruche royale / Alisterus scapularis scapularis / Australian King-Parrot
  
Cygne noir / Cygnus atratus / Black Swan
  
Perruche de Pennant /  Platycercus elegans elegans / Crimson Rosella
  
Jardinier prince-régent / Sericulus chrysocephalus / Regent Bowerbird
  
Pluvier à camail / Thinornis cucullatus / Hooded Plover
 
Miro à poitrine jaune / Eopsaltria australis chrysorrhos / Eastern Yellow Robin
Albatros à cape blanche / Thalassarche cauta cauta / White-capped Albatross


Canard à oreilles roses / Malacorhynchus membranaceus / Pink-eared Duck
  
Aigle d'Australie / Aquila audax audax / Wedge-tailed Eagle
 
Mérion superbe / Malurus cyaneus cyaneus / Superb Fairywren
  
Psophode à tête noire / Psophodes olivaceus olivaceus / Eastern Whipbird
 
Miro enchanteur / Microeca fascinans fascinans / Jacky-winter
 
Marouette d'Australie / Porzana fluminea / Australian Crake
 
Huîtrier à long bec / Haematopus longirostris / Pied Oystercatcher
  
Colombine wonga / Leucosarcia melanoleuca / Wonga Pigeon
  
Pardalote pointillé / Pardalotus punctatus punctatus / Spotted Pardalote
  
Élanion d'Australie / Elanus axillaris / Australian Kite



 @ bientôt.




vendredi 28 octobre 2016

Le peuple sauteur.




Il faut se rendre à l'autre bout du monde pour rencontrer ce peuple. Et même pour le grand rêveur que je suis, je n'imaginais pas le jour où je me rendrais en Australie, le pays des kangourous. Comme pour bien des gens, l'émission télévisée Skippy le kangourou a sûrement contribué à me faire connaître et apprécier cette espèce animale des plus singulières. Ce marsupial figure dans la liste des animaux exotiques qui hantent souvent le cerveau des enfants. Il cohabite très bien à côté des lion, éléphant, hippopotame, girafe, singe ou zèbre.


C'est en octobre 2011 que je me rends au pays d'Oz, du côté est de la grande île. J'ai bien des attentes, mais toutes seront éclipsées par la réalité australienne. Un pays fantastique à visiter, riche à tous les points de vue. Le but principal de ce voyage est l'observation des oiseaux, mais il est impossible de ne pas s'extasier devant les autres richesses naturelles que nous rencontrons. Et l'une de ces richesses est même devenu l'un des emblèmes animaliers du pays, le kangourou. J'écris "LE" kangourou et ça me fait sourire, car il y a vraiment plus d'une espèce de kangourou en Australasie (i.e. en Australie, Nouvelle-Guinée et les îles adjacentes). Le 5ième livre de la série Handbook of the Mammals of the World dévoile que la famille des macropodidés recèle 13 genres, 59 espèces et 88 taxons différents. En Australie, un kangourou mâle est appelé « Boomer », une femelle « Flyer » et un jeune kangourou « Joey ».


Et voici Skippy qui bondit littéralement vers sa mère. C'est une photo inestimable puisque Skippy était orphelin dans la série télévisée portant son nom et qui a été présentée au Québec et en France à partir de 1968.  En France, elle a été rediffusée en 1970 et en 2005. La Belgique l'a présentée à partir de 2011. Il s'agissait de 91 épisodes tournées à 25 km au nord de Sidney, dans le parc national Ku-ring-gai Chase et dans le parc contiguë de Waratah Park (devenu depuis le Waratah Park Earth Sanctuary). Ces épisodes ont été étalés sur 3 saisons et il aura fallu 9 Skippys différents pour réaliser tous ces tournages. Vous désirez connaître le nom de l'espèce interprétant Skippy ? Il s'agit du Kangourou géant / Macropus giganteus / Eastern Grey Kangaroo.


Le succès du kangourou sur le continent australien, si aride dans l'ensemble, s'explique par ses capacités exceptionnelles de reproduction et d’adaptation aux conditions difficiles du bush. Les kangourous se sont adaptés aux conditions très variées de l'Australie et la naissance d'un kangourou est un processus totalement sous le contrôle de la mère, en fonction des conditions de nourriture et des conditions climatiques.
Après un accouplement, si les conditions sont difficiles, en cas de sécheresse par exemple, la femelle peut retarder sa gestation pendant un maximum de 12 mois, alors que la durée normale est de 35 jours. De la même manière, une femelle peut remplacer immédiatement un jeune qui meurt prématurément dans la poche.

Le kangourou nouvellement né mesure environ 25 mm. Sans aide extérieure, il doit s'accrocher au poil du bas ventre de sa mère afin de gagner l'intérieur de la poche où il ira s'accrocher à l'une des 4 tétines. Plus il croîtra et plus il quittera de plus en plus longtemps sa tétine pour s'aventurer hors de la poche. Si pendant cette période, un autre nouveau-né partage la poche, chacun aura sa tétine et la mère produira 2 laits différents en fonction de l'âge du bébé.


La poche des macropodidés agit comme un asile réconfortant pour le jeune. Ici, nous en voyons un bien installé dans la poche protectrice maternelle et broutant l'herbe au même rythme que sa mère. Le tout se passe sur le terrain de golf de Mareeba, le 25 octobre 2011.


Quand le kangourou se dépense, il transpire pour évacuer son trop-plein de chaleur, rien de très original, mais contrairement à tous les mammifères qui une fois l'effort physique terminé suent et halètent, le kangourou stoppe immédiatement sa transpiration et n'évacue la chaleur qu'en haletant à un rythme soutenu 300 fois par minute. Le kangourou est le seul animal à posséder un réseau très fin de vaisseaux sanguins à la surface de ses avant-bras, qu'il lèche pour évacuer la chaleur de son corps.

  

J'ai dû me cacher derrière un tronc d'arbre pour capter cette scène d'une bataille entre deux mâles de Kangourus géants. Les antagonistes ne ménagent aucune tactique pour venir à bout de l'autre. Lorsque deux mâles se battent pour une femelle, il leur arrive de s'empoigner et de se boxer, mais si le combat devient encore plus violent, ils se mettent à sauter vers l'avant en se donnant des coups de pied qui peuvent atteindre des points très sensibles.


Plus nous nous déplaçons sur le territoire australien, plus nous traversons des habitats nouveaux et plus nous découvrons des espèces différentes de "kangourous". À travers les siècles, ces marsupiaux se sont adaptés à toutes les conditions climatiques, souvent extrêmes, retrouvées sur ce continent. Ma plus grosse surprise a été de découvrir autant d'espèces différentes, aux moeurs tout aussi disparates. J'aimerais vous en présenter quelques unes, juste pour vous donner le goût d'en découvrir davantage soit par des lectures, soit par l'idée folle de vous rendre vous aussi en Australie. Pourquoi pas ?


Alors que vous venez de découvrir le Kangouru géant, je vous présente ici le plus gros des marsupiaux, soit le Kangourou roux / Osphranter rufus / Red Kangoroo.



Je capte cette image à Hay Plains, Australie, alors que le soleil termine sa course dans le ciel en ce 29 octobre 2011. Une femelle de Kangourou roux se dresse après avoir constaté notre présence. Au début, nous ne voyons pas le jeune kangourou. Après quelques minutes, il sort sa tête et nous découvrons que c'est une femelle. Ce n'est pas toujours évident de le percevoir lorsque nous sommes à une certaine distance. Normalement, c'est le mâle de cette espèce qui est roux. Il est également plus massif que la femelle qui est normalement, elle, de couleur grise. Cependant, une femelle peut être rousse et un mâle peut être gris à l'occasion. Le dimorphisme sexuel est plutôt inhabituel dans la famille des macropodidés. Cette espèce fréquente les habitats ouverts arides et semi-arides. Son aire de distribution est vaste et elle se situe de l'intérieur des terres de l'est jusqu'à l'ouest du pays.


Alors que j'imaginais le kangourou comme étant un animal fréquentant les milieux herbeux ouverts, j'ai été surpris en découvrant cette espèce inféodée aux milieux plus rocheux. le Pétrogale de Mareeba / Petrogale mareeba / Mareeba Rock-Wallaby.



 Parmi les adaptations de saut dans les milieux rocailleux, le Pétrogale de Mareeba possède des extenseurs du talon plus volumineux que les autres espèces de pétrogales. Ces extenseurs sont moins sujets à se blesser lors de sauts périlleux alors que nous les comparons à d'autres espèces le faisant sur des sols plus réguliers. De plus, ils se servent de leur queue pour contrôler leur vol aérien.


Cette femelle de Pétrogale de Mareeba abrite un jeune dans sa poche ventrale. Chez cette espèce, les femelles engendrent un seul jeune à la fois et il semble qu'elles peuvent le faire n'importe quand durant l'année. Le jeune peut passer un peu plus de 6 mois dans la poche et il est sevré 2 à 3 mois plus tard. Le mâle atteint sa maturité sexuel entre 20 à 24 mois.




Le Pademelon à cou rouge / Thylogale thetis / Red-necked Pademelon est brun-gris avec le ventre crème et le cou et les épaules roux. Il vit dans les forêts des régions côtières de l'est de l'Australie. Principalement nocturne, il est très craintif et habite généralement les forêts tempérées à proximité de prairies, se cachant dans la forêt le jour et sortant dans la prairie le soir au crépuscule pour se nourrir. Il se reproduit à l'automne et au printemps dans le nord, en été dans le sud. Ses prédateurs comprennent le Dingo et le Renard roux. Cependant la destruction de son habitat, notamment par le défrichement des terres, est actuellement la plus grande menace pour l'espèce. Il n'est pas actuellement inscrit comme espèce en voie de disparition.




Le Wallaby de Parry / Macropus parryi / Whiptail Wallaby est aussi connu sous le nom anglais de Pretty-faced Wallaby. On  le trouve dans l'est de l'Australie depuis Cooktown, au Queensland, jusqu'à Grafton, en Nouvelle-Galles du Sud. Il se distingue par sa coloration plus pâle et une bande blanche sous son visage. La fourrure de ce visage est brun-chocolat et elle couvre son museau. On le rencontre dans les prairies et les forêts, en particulier sur des collines ou des pentes. Dans les prairies, ce wallaby broute principalement de l'herbe. Il mange aussi des monocotylédones dans les ruisseaux à proximité. Il s'agit principalement d'une espèce diurne. Il est actif le matin et tard dans l'après-midi, mais il peut continuer dans une mesure indéterminée pendant la nuit.



Le Kangourou-rat musqué / Hypsiprymnodon moschatus / Musky Rat-Kangaroo est le plus petit macropodiforme à être quadrupède et diurne. Il est le seul représentant de la famille des Hypsiprymnodontidés et il se rencontre dans les forêts humides du nord-est australien et en Nouvelle-Guinée. Malgré son nom, il ne saute pas quand il se déplace, il le fait en utilisant ses quatre pattes.


En incluant les espèces présentement éteintes, la famille des macropodidés comprendraient 63 espèces. 43 sont endémiques à l'Australie, 17 le sont à la Nouvelle Guinée et seulement 3 espèces se retrouvent sur les deux îles. Étant donné que l'expression de différences génétiques et/ou morphologiques sont présentes au sein de certaines espèces actuellement reconnues, il est probable que plus d'échantillonnage et de recherche donneront lieu à la reconnaissance d'espèces supplémentaires. Des taxons non reconnus actuellement peuvent exister aussi au sein du genre australien petrogale, dont les membres présentent un schéma complexe de différenciation et de diversification qui a longtemps intrigué et rendu perplexes les chercheurs. Ce genre a été le centre de beaucoup de recherches récentes, avec quatre nouveaux taxons décrits depuis les années 1990 et trois autres élevés au rang d'espèce.


@ bientôt.





samedi 21 février 2015

Que c'est beau... la beauté des nectarivores !





Notre planète bleue recèle des beautés à n'en plus finir. De l'infini petit à l'infini grand, elle ne cesse de nous étonner et de nous émerveiller. Jamais toute une vie à l'échelle humaine ne sera suffisante pour en connaître et en savourer tous les aspects.

La beauté réside dans l'oeil qui regarde.




Un moment magique saisi dans une forêt tropicale près de Sydney en Australie. Un Méliphage à bec grêle / Acanthorhynchus tenuirostris cairnsensis / Eastern Spinebill fait du surplace, ce qui lui permet d'introduire son bec mince et recourbé dans la corolle d'une fleur en forme de cloche. Les colibris ne se retrouvent que dans les trois Amériques. Ils sont remplacés, ailleurs dans le monde, par des différents genres d'oiseaux nectarivores aux plumages tout aussi variés et chatoyants que celui des colibris.



C'est au sommet de Doi Inthanon, en Thaïlande, que ce Souimanga à queue verte / Aethopyga nipalensis angkanensis / Green-tailed Sunbird vient croiser ma route. Contrairement à nos colibris qui le font en vol, c'est bien agrippés à la végétation ambiante que les souimangas cueillent le nectar des fleurs. Il leur arrive même de percer la base des fleurs pour aller chercher le précieux suc.



À l'instar de nos colibris, les différentes espèces de nectarivores ont développé des becs aux dimensions et aux formes variées qui s'adaptent aux fleurs hôtes. En se spécialisant de la sorte, ils savent exactement où se trouve la source de suc chez un certain type de fleur. Comme ces oiseaux passent la majeure partie de la journée à se nourrir, le temps économisé par cette connaissance leur est salutaire. Le nectar agit comme un carburant hautement calorique, mais il en faut beaucoup pour maintenir l'énergie dépensée par l'oiseau à un niveau fonctionnel. Ici, c'est au Sri Lanka que ce mâle de Souimanga de Loten / Cinnyris lotenius lotenius / Long-billed Sunbird a été capté dans le jardin très fleuri d'un hôtel.




Et voilà qu'apparaît quelques minutes plus tard, un mâle de Souimanga à croupion pourpre / Leptocoma zeylonica zeylonica / Purple-rumped Sunbird. La différence de bec avec celui du plus gros Souimanga de Loten indique bien qu'ils ne se nourrissent pas sur la même fleur ou, s'ils le font, ils ne s'y attaqueront pas sous le même angle. Le bec mince et court sera plus pratique pour percer la base de la corolle et aller chercher le liquide qui s'y trouve.



Pendant que le mâle Souimanga à croupion pourpre se nourrit, sa femelle profite de la pluie qui vient tout juste de tomber pour se baigner dans les gouttes d'eau accrocher à la végétation environnantes. En cela elle adopte le même comportement que nos colibris qui le font de façon régulière.



À Madagascar, ce mâle de Souimanga malgache / Cinnyris souimanga souimanga / Souimanga Sunbird semble tenir une vigile très intéressée sur cette fleur. Cependant, je n'ai jamais été témoin d'altercations entre souimangas de la même espèce ou d'espèces différentes. Comparés aux souimangas, les colibris sont beaucoup plus agressifs aux sites de nourrissage et nous assistons à des poursuites continuelles entre les oiseaux en présence. Habituellement, ce sont les plus gros qui chassent les plus petits.


Le Sucrier à ventre jaune / Coereba flaveola chloropyga / Bananaquit est un autre adepte de nectar et il n'hésitera pas à piquer la base des corolles à l'aide de son bec mince et très affuté pour se ravitailler. Cette scène se passe au Brésil, mais l'espèce se retrouve partout sous les tropiques des Amériques et elle est répartie en 41 sous-espèces. Ces taxons différents se ressemblent beaucoup dans la majorité des cas et ce n'est bien souvent que la coloration à la gorge qui est notable. Peu farouche, il est abondant dans les parcs, les jardins et partout où se retrouvent des fleurs.




Il est très difficile de choisir le plus beau des colibris parmi les 102 genres, 328 espèces et 684 taxons (incluant les sous-espèces) qui s'observent dans les trois Amériques. La famille des Trochilidés (colibris) n'est dépassée en fait que par celle des Tyrannidés qui compte 370 espèces différentes. Le plumage iridescent des colibris fait d'eux de véritables bijoux ailés. Ce mâle de Colibri rubis-émeraude / Clytolaema rubricauda / Brazilian Ruby démontre bien toutes les subtilités des couleurs du plumage lorsque la lumière vient frapper l'oiseau sous un angle idéal. Si l'oiseau nous fait face et que la lumière parvient de l'arrière de l'oiseau, il va nous sembler foncé et de couleur uniforme. Si, dans les mêmes circonstances, la lumière provient de l'arrière de l'observateur, elle fait s'enflammer un véritable feu d'artifice.



Et pour terminer, permettez moi de vous présenter une espèce qui m'a tout simplement jeté par terre lorsque je l'ai observée pour la première fois sur la côte est du Brésil, la Coquette chalybée / Lophornis chalybeus chalybeus / Festive Coquette. De grandeur comparable à un mâle de Colibri à gorge rubis, cette splendeur nous épate par ses coloris et par ces plumes impressionnantes qui recouvrent sa gorge et ses épaules. Je n'ai pas hésité à l'adopter comme espèce phare de ce blogue.



@ bientôt.