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samedi 28 septembre 2019

Nos belles rencontres de l'été 2019




Notre été 2019 s'est déroulé en sauts de crapaud. En juin, c'est l'Ouganda, en Afrique de l'est, qui a occupé presque tout le mois. À notre retour en juillet, nous avons effectué quelques sorties à nos endroits habituels. Août a été super tranquille à cause de quelques soucis de santé. Une sortie seulement à Neuville. Nous avons sauvé la saison en septembre avec la migration automnale.

Voici donc des photos illustrant mes propos.


16 juillet 2019, marais des Graves, Cap-Tourmente. Une Aigrette tricolore / Egretta tricolor ruficollis / Tricolored Heron reste plusieurs jours sur ce site à la grande joie de bien des ornithologues Québécois.



Quelques minutes plus tard, j'ai la joie de repérer un rare Bruant de Leconte / Ammodramus leconteii / Leconte's Sparrow d'abord à son cri qui fait penser à un insecte, puis il se montre à la suite de quelques chuintements. Il se tient dans le champs juste à côté et au sud du marais des Graves.



Cette paruline est l'une de nos plus belles et, heureusement pour nous, elle est commune partout à l'orée des bois et près des plans d'eau. J'ai photographié cette Paruline masquée / Geothlypis trichas trichas / Common Yellowthroat le même jour au marais près de la Grande Ferme.



17 juillet 2019, pont surplombant la rivière Du chêne à Leclercville. L'Hirondelle à ailes hérissées / Stelgidopteryx serripennis serripennis / Northern Rough-winged Swallow n'a jamais été commune et, comme tous les hirundinidés, elle n'échappe pas à une baisse de population marquée. Cette immature, reconnaissable au jaune à la commissure du bec, s'est avéré une très belle surprise. Surtout qu'elle était en compagnie de 13 autres individus dont la majorité étaient des immatures. Des parents venaient encore nourrir quelques unes d'entre elles.



23 juillet 2019. Lac Entouré, Parc des Grands Jardins. Un Plongeon huard / Gavia immer / Common Loon se tient près du rivage. Je n'en avais jamais vu un d'aussi près et j'en ai profité. Quelques secondes plus tard, il était trop loin pour une photo potable.



28 juillet 2019. Parc côtier Kiskotuk, secteur marais du Gros-Cacouna, Cacouna. Cet adulte de Bruant de Nelson / Ammodramus nelsoni subvirgatus / Nelson's Sparrow plonge régulièrement dans la végétation dense avec une becquée bien pleine de délicieux arthropodes de toutes sortes.



29 juillet 2019. Issoudun, Comté de Lotbinière.Cette espèce en est une qui manque trop souvent à ma liste annuelle. Furtif, peu loquace, il se tient souvent dans la canopée des arbres où il passe inaperçu. Nous entendons son cri caractéristique bien avant de le trouver dans la partie supérieure d'un grand arbre. Voici le convoité Coulicou à bec noir / Coccyzus erythropthalmus / Black-billed Cuckoo.



18 août 2019, Marais Léon-Provancher, Neuville. Tout un tête-à-tête avec ce Crapaud d'Amérique / Anaxyrus (Bufo) americanus americanus / American Toad. J'adore les batraciens pour leur diversité. Les amphibiens utilisent leur peau comme surface respiratoire secondaire, et certaines espèces de petites salamandres et de grenouilles terrestres respirent même exclusivement par la peau, et sont dépourvues de poumons.



1er septembre 2019, Quai Boulanger à Montmagny. La marée est à mi-hauteur, ce qui dégage une série de cascades juste en bas des chutes. Un Grand Harle / Mergus merganser / Common Merganser nous démontre la technique employée pour descendre les rapides à la recherche de nourriture.



6 septembre 2019. Un très rare Chevalier semipalmé / Tringa semipalmata semipalmata / Willet se pointe à l'embouchure de la rivière Boyer à Saint-Vallier et il y reste quelques jours. Il niche sur la côte Est des États-Unis ainsi qu'à certains endroits dans les Maritimes. Il est rapporté au Québec en période migratoire. Cet individu provient probablement de la côte atlantique plus que de l'ouest canadien où il niche également.



9 septembre 2019. Le meilleur endroit au Québec pour observer la diminutive Mouette pygmée / Hydrocoloeus minutus / Little Gull est dans la baie de Les Escoumins, sur la rive nord du Saint-Laurent. Elle se tient parmi des milliers de laridés et ce n'est pas toujours facile de la repérer parmi tous ces oiseaux. Sur cette photo, elle est à gauche et un peu en bas de la pointe de la roche située au milieu de l'image. Elle a les deux pieds dans l'eau. Nous pouvons voir la différence de grosseur entre elle, la Mouette tridactyle (arrivant en vol) et les Mouettes de Bonaparte qui se retrouvent en avant de notre vedette.



10 septembre 2019. Le quai Boulanger à Montmagny nous réserve des belles surprises lors de la migration d'automne, année après année. Voici une espèce régulière. Le Phalarope à bec étroit / Phalaropus lobatus / Red-necked Phalarope est un oiseau dit "pélagique", c'est à dire qu'on le retrouve au large alors qu'il se nourrit sur les lignes d'algues formées par des courants qui se rencontrent. Sa présence en bas des chutes est attendue annuellement.




17 septembre 2019. Chemin du fleuve, Saint-Denis-de-la-Bouteillerie. Une autre espèce migratrice qui s'observe surtout à l'automne. La région du Bas-Saint-Laurent est très souvent l'hôtesse de la Barge hudsonienne / Limosa haemastica  / Hudsonian Godwit que l'on ne voit qu'à l'unité, tant il y en a peu au Québec.



Ici, c'est un Pluvier bronzé / Pluvialis dominica / American Golden-Plover qui accompagne la Barge hudsonienne. Ce pluvier est beaucoup moins nombreux que le Pluvier argenté, mais il arrive d'en retrouver quelques uns dans les champs labourés ou sur le bord du fleuve en septembre.



19 septembre 2019. Réserve du Cap Tourmente. Pour espérer observer la Paruline verdâtre / Vermivora celata celata / Orange-crowned Warbler dans la vallée du Saint-Laurent, il faut le faire au cours des deux migrations annuelles. Elle niche dans la forêt boréale et elle hiverne à partir du sud des États-Unis.



20 septembre 2019. Kamouraska. Une super rareté celle-là puisqu'il s'agit de la deuxième mention dans la province de Québec. La Sterne hansel / Gelochelidon nilotica arenea / Gull-billed Tern a été observé la première fois au Québec aux Îles-de-la-Madeleine du 20 au 22 juillet 1995


Bel automne à tous et @ bientôt.



mardi 9 août 2016

Les limicoles en migration.




Nous voici au début d'une vague migratoire qui mettra en vedette les limicoles. Cette appellation de limicole vient du latin limus qui peut être traduit par limon ou par vase. En effet, la majorité des espèces d'oiseaux appartenant à cette catégorie consomme des petits invertébrés vivant dans la vase ou dans l'humus. Nous les retrouvons surtout en bordure de mer, de lac ou de rivière, mais quelques espèces préfèrent les lieux humides comme les marécages ou, tout simplement, les endroits inondés par les pluies automnales dans les champs. Quelques autres privilégient les milieux ouverts où l'herbe est très courte, comme dans leurs lieux de nidification, ou lorsque la terre a été chamboulée sous l'action de la machinerie agricole.


J'ai déjà écrit plusieurs billets sur ces oiseaux fascinants et, si je le fais encore, c'est juste pour attirer votre attention sur ce phénomène qui se déroule présentement et qui atteindra son apogée dans quelques semaines. Quand nous nous mettons plus sérieusement à l'ornithologie, nous nous apercevons très vite qu'il existe des temps forts dans une année pour l'observation de différentes espèces. Les migrations, printanière et automnale, figurent parmi les temps forts. Nous voici présentement à l'aube de la migration automnale. Si pour les passereaux le tout commence en septembre, les limicoles ont terminé leur saison de nidification plus au nord et ils entreprennent un périple qui les mènera, aussi loin que la Terre de Feu, au sud de l'Argentine, du moins pour certaines espèces comme le Bécasseau roussâtre / Tryngites subruficollis / Buff-breasted Sandpiper.



L'élégant et coloré  Bécasseau roussâtre se rend aussi loin que la Terre de Feu, à l'extrême sud de l'Argentine, pour y passer notre hiver.



Pour les intéressé(e)s, voici les endroits où doit se porter votre attention si vous désirez en observer.



Mais d'abord, avant de vous déplacer vers ces lieux, il est important de vérifier s'il n'y aurait pas dans votre région rapprochée un endroit propice aux regroupements d'oiseaux de rivage en migration. Les sites les plus "payants" sont ceux où les décharges des rivières rejoignent le fleuve. À marée basse, l'eau douce apportée par ces rivières contient beaucoup de nouveaux nutriments qui font sûrement l'affaire des oiseaux avides de retrouver des forces en gobant tout ce qui se présente sous leur bec.


Pour ma part, dans le comté de Lotbinière, j'ai repéré deux endroits propices. Au niveau de Leclercville, la rivière du Chêne se déverse dans le fleuve Saint-Laurent et j'y ai observé plusieurs espèces de limicoles au fil des ans. La même chose à Sainte-Croix où l'eau s'écoulant de la Rivière du Petit Saut aboutit à une belle chute d'une quinzaine de mètres et s'écoule en un filet plus ou moins mince dans la zone intertidale du grand fleuve. Ce lieu permet la concentration de petits groupes d'oiseaux de rivages en migration. Qu'en est-il pour vous ?  Une recherche sur Google Map pourrait vous aider à faire le point.



Mais une fois que les endroits sont définis, il reste un facteur très important: le niveau des marées. À marée très haute, les oiseaux ne sont pas là. Ils s'éparpillent dans les lieux humides où la nourriture est plus abondante et surtout accessible plus facilement. À marée très basse, les oiseaux sont là, mais les zones de nourrissage sont tellement répandues qu'il n'y a pas une grande concentration d'individus au même endroit. L'heure idéale est deux heures avant la marée haute. En envahissant progressivement la zone intertidale, l'eau pousse les oiseaux vers le rivage. Les zones de nourrissage s'amenuisant, les différents groupes se rejoignent et peuvent former une bande de centaines, voire de milliers d'individus. Quand vous découvrez de tels lieux, c'est le bonheur total. Suffit d'une bonne lunette d'observation et de la patience pour identifier les différentes espèces qui s'activent devant vous.


D'autres endroits qui attirent les limicoles sont les décharges d'eaux usées des villes et villages dans les cours d'eau ou dans les bassins de rétention d'eaux usées. Plusieurs villes et villages utilisent de tels bassins. 


Pour ma part, voici mes places préférées où je fais des visites fréquentes dans ma quête de limicoles.


La baie de Saint-Vallier et la décharge de la Rivière Boyer sont visités régulièrement pour ne pas dire religieusement par une horde d'ornithologues en manque de limicoles. Le niveau d'adrénaline peut augmenter de façon significative lorsque les espèces vedettes sont aux rendez-vous: Bécasseau de Baird, Bécasseau roussâtre, Barge marbrée, Barge hudsonienne...



Le Bécasseau de Baird passe souvent inaperçu. Plus furtif que les autres petits limicoles, il se dissimule plus fréquemment dans la végétation riparienne.



Le quai Boulanger à Montmagny est un endroit idyllique pour observer de très bons rassemblements de limicoles. Situé tout près des chutes de la Rivière-du-Sud, ce quai a été aménagé de belle façon et les oiseaux sont très près des observateurs. C'est l'endroit de prédilection pour y retrouver les espèces suivantes:



Alors que le Bécassin à long bec volète d'un rocher à l'autre, un Bécasseau à échasses se dresse bien droit, alarmé par un Faucon émerillon qui passe en vol. Le bécasseau est à l'extrême gauche avec une couronne très foncée, un trait sourcilier blanc et un bec mince et recourbé vers le bas. Sa poitrine est plus colorée que les autres (légèrement beige). Photo réalisée le 29 août 2015 à partir du quai Boulanger, Montmagny.



Le Bécassin roux est une espèce sûre au quai Boulanger de Montmagny.



Bécasseau minuscule (en vol) et Bécasseau variable.



Phalarope de Wilson au centre, Bécasseau à échasse à gauche et Grand Chevalier à droite. Prise réalisée en digiscopie, au quai Boulanger, Montmagny, le 15 août 2010.



Le Phalarope à bec étroit est un des fidèles au quai de Montmagny. Il passe cependant très vite. Réalisé en digiscopie le 12 septembre 2009 au quai Boulanger.



Le Bécasseau semipalmé forme des groupes pouvant atteindre la centaine d'individus. Photo réalisée le 08 septembre 2007 à partir du quai Boulanger à Montmagny.


Les rivages du Saint-Laurent au niveau de Kamouraska sont reconnus également pour héberger les limicoles en migration. Voici quelques autres espèces observables à ces endroits.



Bécassin roux et Petit Chevalier. Saint-Denis-de-la-bouteillerie, le 30 août 2015.



Bécasseau minuscule. Saint-Denis-de-la-bouteillerie, le 30 août 2015.



Bécasseau roussâtre. Kamouraska, le 30 août 2015.



Dans la région de Trois-Pistoles, les trois lieux pouvant permettre de belles trouvailles sont: la rivière Trois-Pistoles, la grève Morency et la grève Leclerc. Une recherche sur Google Map vous permettra de les localiser rapidement. Il est bon de se retrouver deux heures avant la marée haute à la décharge de la rivière Trois-Pistoles. J'y étais encore dimanche dernier pour observer la Mouette atricille qui s'y tient depuis une semaine. L'an dernier, c'était un rare Chevalier semipalmé qui y a passé quelques jours.



Chevalier semipalmé photographié le 04 mai 2015 en Floride.


Mon endroit préféré restera toujours l'Île-aux-Basques, petite île sympathique flottant au large de Trois-Pistoles. Il faut obligatoirement y passer au moins quelques jours si nous voulons apprécier toutes les richesses naturelles présentes en ce lieu accueillant et unique au monde. La longue pointe de sable qui se dégage au sud à marée basse, les rives sablonneuses à l'ouest, la zone rocheuse à l'est et les sites d'observation vers le nord constituent un amalgame incroyable pour y faire des découvertes intéressantes. Aucun séjour n'est semblable aux précédents et c'est ce qui nous attire, Anne et moi, année après année. Le fait d'occuper un chalet sur place nous permet de profiter des meilleures heures d'observation que ce soit pour les oiseaux marins ou pour les oiseaux forestiers.




Bécasseau sanderling. Prise le 19 septembre 2015 sur l'Île-aux-Basques.



Bécasseau variable. Prise le 19 septembre 2015.



Le Bécasseau violet est une spécialité de l'île, mais il ne s'observe que tôt ou tard durant l'année. Ici, je l'ai photographié le 22 mai 2011. Il faut attendre à la mi-octobre pour son passage automnal à l'île.



Le Bécasseau à croupion blanc passe souvent inaperçu à cause de sa ressemblance avec le Bécasseau semipalmé, mais sa plus grande taille, son sourcil blanc prononcé et le bout des ailes dépassant la queue sont des traits caractéristiques si nous ne pouvons voir le croupion parfaitement blanc. Photographié le 08 octobre 2011.



Si le Tournepierre à collier arbore des couleurs éclatantes au printemps (ici, en Floride le 6 mai 2015)...


il en est bien autrement à l'automne où l'espèce exhibe un plumage internuptial et où la présence d'oiseaux immatures est abondante. Photo réalisée le 31 août 2013, à l'Île-aux-Basques.


Dans quelques semaines, un séjour de 4 jours est prévu sur l'île magique. Peut-être y retrouverons nous encore notre espèce fétiche, le Bécasseau roussâtre ? Nous y avons déjà observé trois individus en même temps.  Je le laisse vous saluer.






@ bientôt.


 

mardi 30 septembre 2014

Escapade estivale dans le Maine.



J'ai évoqué dans un récent billet que je vous entretiendrais d'un séjour d'une semaine que Anne et moi avons fait du 26 juillet au 2 août 2014 sur la côte est des États-Unis. C'est quand même intéressant de penser que, après seulement six heures de route, nous pouvons atteindre des lieux où des espèces rarement rencontrées au Québec sont à toute fin pratique plutôt communes à ces endroits.

En comparaison, j'ai dû me rendre aux Îles-de-la-Madeleine à la fin juin 1996 pour observer le Pluvier siffleur  / Charadrius melodus / Piping Plover pour la première fois de ma vie. C'est un endroit que j'ai adoré découvrir surtout en compagnie de mon cher ami Normand David et de mon frère Clodin, un peintre animalier vivant à St-Simon, dans le Bas-Saint-Laurent. Les paysages sont époustouflants et les gens sont très chaleureux et vrais. Nous avons adoré tous les trois l'expérience. Il demeure cependant que les coûts et le temps pour s'y rendre sont bien loin d'un simple six heures. C'est à l'île Grand Bahamas, dans les Grandes Antilles (West Indies), que je rencontre la Petite Sterne / Sternula antillarum antillarum / Least Tern pour la première et seule fois. C'est en avril 1980 lors de mon baptême de l'air. Pourtant elle peut nicher sur la même plage où vous trouverez le pluvier sur la côte est des États-Unis. Et il est facile de nommer d'autres espèces qui vous feront saliver à souhait (attention à votre clavier d'ordinateur): Chevalier semipalmé, Mouette atricille, Huitrier d'Amérique, Ibis falcinelle, Aigrette tricolore, Aigrette bleue, Sterne de Dougall, Moqueur polyglotte, Mésange bicolore, Gobemoucheron gris-bleu, Bruant de Nelson, Bruant à queue aigüe...


Il y a beaucoup d'oiseaux au quai de Pine Point et les centaines des Sternes pierregarins présentes ne cessent de virevolter en tous sens en émettant leur cri strident. Comme les jeunes sont encore au nid, les parents effectuent des va-et-vient incessants.



C'est donc à 05h00 du matin que nous quittons Québec en direction de Jackman où nous traversons la frontière. Il fait beau et la route défile en nous offrons de beaux paysages. Dans le Maine, nous observons même une femelle Orignal et son veau qui boivent dans un marais et deux Dindons sauvages aux abords d'une forêt. Nous arrivons vers 11h00 à la maison louée à Pine Point où nous attendent les deux soeurs de Anne, Lise et Hélène, ainsi que le mari de Lise, Gilles Vigneault. Voici une carte aérienne obtenue via Google Earth et sur laquelle j'ai placé des points de repère qui montrent les principaux points d'intérêt autour de la maison.





  1. Petit centre d'interprétation où l'on peut obtenir de l'information sur les espèces présentes.
  2. La Eastern Trail qui s'avance dans le Scarborough Marsh et que l'on parcourt à pied. Stationnement au début du sentier. C'est à partir de cet endroit que j'ai fait une bonne partie de mes observations et pris mes photos.
  3. La maison louée dont l'arrière-cour longeait le Scarborough Marsh.
  4. La plage où nous nous rendions à pied à partir de la maison et où nichait le Pluvier siffleur.
  5. Le port de Pine Point où s'observent les limicoles, les laridés et les autres. À 3 minutes à pied de la maison.

Fidèle à mon habitude, c'est par des images que je vous donne un aperçu des possibilités de nombreuses et belles observations. D'abord le port en point 5.


Un Bécassin roux / Limnodromus griseus griseus / Short-billed Dowitcher vient se poser dans la zone intertidale la plus près de la rive à la faveur de la marée montante. Ça se passe au port de Pine Point (point # 5 sur la carte).
 

Il est bientôt imité par un Bécasseau semipalmé / Calidris pusilla / Semipalmated Sandpiper qui peut admirer en même temps et son image dans l'eau et son ombre. Voilà peut-être l'explication de la sainte Trinité ??? Qui sait ???


Et voici le Chevalier semipalmé / Tringa semipalmata semipalmata / Willet. Un gros limicole difficile à manquer. Ses larges plages blanches sur les ailes et son croupion blanc attirent l'attention.


Et il se retrouve en bonne quantité. Ici, deux chevaliers convoitent le crabe que vient d'attraper un troisième individu. Tout ceci se passe à environ dix mètres de distance. Tout à fait exceptionnel, non ?


Après le bécasseau et le chevalier, voici la troisième espèce semipalmée, soit le Pluvier semipalmé / Charadrius semipalmatus / Semipalmated Plover. La "semi palmure" semble décidément à la mode cette année.

Et maintenant l'Eastern Trail en point 2. Il s'agit d'une ancienne voie ferrée transformée, comme dans bien des endroits, en sentier pédestre où bicyclettes et marcheurs s'activent et partagent la route.


Et il n'y a pas que des oiseaux sur l'Eastern Trail. Ce sentier est bordé de plantes et de fleurs comme cette Coronille bigarrée / Coronilla varia / Crown Vetch ou


cette Chicorée sauvage / Cichorium intybus / Chicory visitée par une mouche dorée.


L'Ibis falcinelle / Plegadis falcinellus / Glossy Ibis est toujours un oiseau fascinant à rencontrer et à observer. Peu abondant, nous l'observions quand même à tous les jours.


Et voici l'espèce vedette de l'endroit, le Bruant à queue aigüe / Ammodramus caudacutus caudacutus / Saltmarsh Sparrow. Pas évident à différencier du plus commun Bruant de Nelson, car il est beaucoup plus furtif et son chant faible est difficile à entendre. Quant au Bruant maritime / Seaside Sparrow qui est censé se retrouver dans le marais, je me suis fait confirmer par un membre du personnel au centre d'interprétation que c'était un mythe. Il se retrouverait plus au sud.


Et il ne faut pas négliger la présence de presque toutes les espèces d'aigrettes. Je dis presque car il manque l'Aigrette roussâtre à la liste. Ici c'est l'élégante Aigrette neigeuse / Egretta thula brewsteri / Snowy Egret qui pose pour le photographe. 



Alors que nous étions logés dans une maison, il est possible de vivre l'expérience en camping. En 2012, c'est ce mode que nous avions adopté, Anne et moi. Et j'avais beaucoup aimé. 


Vous me connaissez maintenant, j'ai la bougeotte et j'avais beaucoup envie d'explorer un peu plus au sud, toujours le long de la côte. C'est pourquoi nous avons décidé d'investir une journée de notre semaine à environ une heure trente minutes de route. En fouillant sur Ebird, Anne a trouvé que le Bruant maritime avait été rapporté dans le Massachusetts, plus spécifiquement à Plum Island.


Je vous y amène dans mon prochain billet.


@ bientôt donc.