Suite à des études approfondies, utilisant des séquences de DNA à partir de plusieurs différents gènes, mitochondriales et nucléaires, il apparaît que, à l'intérieur d'une relative courte période de temps (à l'échelle planétaire) après son arrivée à Madagascar, l'ancêtre commun à tous les Vangidés aurait engendré simultanément cinq lignées différentes. Si les scientifiques ne s'entendent toujours pas sur la provenance de cet ancêtre, la plus probable serait le continent africain.
Le groupe 1 contient le Tylas à tête noire / Tylas eduardi / Tylas Vanga;
le groupe 2, le Hypositte malgache / Hypositta corallirostris / Nuthatch Vanga;
le groupe 3, l'Artamie chabert / Leptopterus chabert / Chabert's Vanga;
le groupe 4, les Falculie mantelée / Falculea palliata / Sickle-billed Vanga, Artamie à tête blanche / Artamella viridis / White-headed Vanga, Vanga de Bernier / Oriolia bernieri / Bernier's Vanga, Vanga de Lafresnaye / Xenopirostris xenopirostris / Lafresnaye's Vanga, Vanga de Pollen / Xenopirostris polleni / Pollen's Vanga et Vanga de Van Dam / Xenopirostris damii / Van Dam's Vanga;
Selon les connaissances actuelles, les Vangidés ne sont pas migrateurs et ils n'ont jamais été rapportés sur le continent africain. Il a déjà été avancé que l'Artamie azurée disparaissait des forêts décidues à grosses feuilles de la partie ouest de Madagascar durant la saison sèche, mais ceci s'est évidemment avéré faux. En fait, des individus connus localement pour chaque espèce ont été observés toute l'année, en période de nidification ou non. À Ankarafantsika, des couples nicheurs de Schetbé roux ont été bagués et ensuite monitorés. On a découvert que les mâles et les femelles étaient sédentaires tout au long de l'année et qu'ils soutenaient un territoire stable. On a également bagués sept Artamies à tête blanche, cinq mâles et deux femelles, tous nés entre novembre et décembre. Trois mâles et une femelle furent observés sur les mêmes territoires l'année suivante. Quelques Falculies mantelées baguées à Ankarafantsika étaient sédentaires et elles ont niché sur les mêmes sites durant plusieurs années consécutives. Ils étaient clairement résidents, occupant le même habitat toute l'année et ne se déplaçant que rarement sur de longues distances.
Dans le but de conserver toutes les espèces de Vangidés, il est essentiel que plus d'études scientifiques soient conduites avec l'objectif de déterminer les exigences d'habitat pour chaque espèce, d'estimer de façon précise la taille des populations, les patrons de dispersion et les pourcentages concernant les succès de reproduction, aussi bien que les causes de mortalité. Une telle information est indispensable si on veut établir une bonne stratégie de conservation. Madagascar possède déjà quelques forêts ou réserves protégées et il est à espérer que la volonté des autorités malgaches restera la même afin de maintenir cette volonté de les garder à l'abri de la pression humaine. Car, tout de suite en dehors des limites de ces parcs, la forêt continue à être détruite au profit de l'agriculture, du commerce du bois, des pâturages ou des cultures sur brûlis.
Bibliographie
Handbook of the Birds of the World. Lynx Edicions, 2009. Volume 14.
Rare Birds of the World, par Guy Mountfort. Éditions Collins, 1988.
Threatened Birds of the World. Lynx Edicions, 2000.
Birds of the Indian Ocean Islands par Olivier Langrand. Éditions Struik, 1998.














