mardi 17 janvier 2017

Des oiseaux de lumière.





J'ai toujours été fasciné par les colibris. Fasciné d'abord par leur taille lilliputienne. Je me souviens très bien de ce jour où, encore adolescent, j'en trouve un par terre, inerte, tout près de la maison familiale. Son plumage est parfait et son petit corps est encore souple. Du sang à la commissure de son bec me fait croire qu'il a dû se frapper depuis peu contre une des fenêtres de la maison.  Je le dépose dans le creux de la main gauche et je la ferme délicatement. Ma main l'englobe complètement. J'aperçois alors l'une des filles de mon frère qui habite dans la maison d'à côté. Je lui fais deviner ce que je peux avoir dans ma main et jamais elle ne peut se douter qu'il puisse s'agir d'un oiseau. Après lui avoir dit " c'est un oiseau-mouche", elle m'avoue n'en avoir jamais vu. Rien de surprenant quand on considère leur vitesse de déplacement et leur petitesse. Et il faut mentionner aussi qu'à l'époque, au milieu des années 1960, les abreuvoirs à colibri étaient inexistants et les aménagements floraux autour des maisons n'étaient pas encore "à la mode du jour". Pour tout dire, c'est une première pour moi aussi. J'avais étudié le Colibri à gorge rubis / Archilochus colubris / Ruby-throated Hummingbird dans mon premier guide d'oiseaux, mais jamais je ne l'avais observé en nature. 



Dans l'univers des colibris, notre Colibri à gorge rubis fait partie de ceux de taille moyenne. Du bout du bec au bout de la queue, il fait entre 9 et 10 cm. Chez les trochilidés, la femelle est un peu plus grande que le mâle. Le colibri le plus petit au monde, le Colibri d'Hélène /Mellisuga helenae / Bee Hummingbird, endémique à l'île de Cuba, mesure entre 5 et 6 cm. Quant au plus gros, le Colibri géant / Patagona gigas gigas / Giant Hummingbird, il fait entre 20 et 23 cm de longueur.


Il existe entre 330 et 360 espèces (dépendant des différentes taxonomies) de colibris dans le monde et elles sont toutes confinées aux trois Amériques. Pour vous donner une idée de la distribution de ces espèces au niveau mondial, voici une liste indiquant le nombre d'espèces normalement rencontrées dans chacun des pays. En employant le terme "normalement", je veux faire abstraction des espèces égarées qui peuvent apparaître à un moment donné en un endroit tout à fait insoupçonné.


Canada (9), États-Unis (24), Mexique (58), Cuba (3), Jamaïque (5), République dominicaine (4), Haiti (4), les Petites Antilles (19), Bélize (26), Guatemala (39), El Salvador (23), Honduras (42), Nicaragua (34), Costa Rica (54), Panama (59), Colombie (158), Venezuela (103), Guyane (38), Suriname (33), Guyane française (30), Brésil (78), Équateur (129), Pérou (126), Chili (12), Bolivie (78), Paraguay (20), Argentine (32), Uruguay (8).


Cette liste indique bien que les membres des trochilidés atteignent leur plus grande diversité dans les forêts tropicales humides et, toujours dans ces mêmes habitats, encore plus dans les régions montagneuses. Le peu d'espèces rencontrées dans les Petites et les Grandes Antilles montre également que les colibris, malgré leurs prouesses de vol, préfèrent de beaucoup survoler la terre ferme que les vastes plans d'eau. Vu leur métabolisme élevé, ils doivent se nourrir de façon régulière et les envolées au-dessus de longues étendues d'eau comportent toujours son lot de danger.


Si la structure squelettique est similaire d'une espèce à l'autre, il en est autrement de la diversité impressionnante notée au niveau de l'irisation de leur plumage. Et cette explosion de couleurs est quelquefois doublée d'ornements plumeux, qu'il s'agisse de huppes ou d'appendices au niveau de la gorge, des oreilles ou de la queue.



Le mâle du Colibri d'Anaïs / Colibri coruscans coruscans / Sparkling Violetear peut exhiber des plumes colorées au niveau auriculaire lorsqu'il veut impressionner soit un rival lors d'une confrontation ou soit une femelle lors d'une pariade liée à la reproduction.  



Son cousin, le Colibri de Delphine / Colibri delphinae / Brown Violetear, possède les mêmes attributs. Ici, il veut chasser les autres colibris qui viennent au même abreuvoir rempli d'eau sucrée.



Le mâle du Haut-de-chausses à palettes / Ocreatus underwoodii incommodus / Booted Racket-tail arbore une longue queue qui se termine par deux palettes plumeuses. Des plumes blanches très duveteuses au niveau des cuisses pourraient ajouter un autre attrait bien particulier auprès d'une femelle de cette espèce.



Et voici l'un de mes colibris préférés, l'éblouissante Coquette chalybée / Lophornis chalybeus chalybeus / Festive Coquette qui vous accueille sur ce blog à chacune de vos visites. Ce colibri sud-américain, avec ses 7.5 à 9 cm, est un peu plus petit que le Colibri à gorge rubis. Il se nourrit habituellement dans le faîte des arbres, mais il lui arrive de descendre à notre niveau. Les plumes érectiles qui ornent sa gorge sont tout à fait spectaculaires.



Légère, forte, renouvelable et réparable, la plume des oiseaux est à son apogée évolutive. Et les colibris utilisent cet outil performant mieux que toutes les autres espèces d'oiseaux.  Ils sont devenus les maîtres incontestés du vol sur place, du vol de côté et ils sont les seuls à reculer en vol avec une aisance déconcertante. Les ailes battent en formant un 8 et les plus petites espèces le font de 80 à 90 fois par seconde.



Le Colibri de Mitchell / Calliphlox mitchellii / Purple-throated Woodstar mesure de 7 à 7.5 cm et le nombre de battements d'ailes par seconde est élevé. L'angle de prise de vue permet de voir le pourpre de la gorge.



Par contre les plus grosses espèces de colibris effectuent de 10 à 15 battements par seconde.



Avec ses 15 cm, l'Ermite tacheté / Ramphodon naevius / Saw-billed Hermit a un vol beaucoup plus lent que les plus petites espèces.



Cette photo d'un mâle de Mango à cravate noire / Anthracothorax nigricollis / Black-throated Mango montre toutes les contorsions qu'un colibri peut imposer à son corps pour exécuter un changement de direction rapide, imprévisible pour un prédateur ou un autre colibri.




Les couleurs des plumes peuvent être de deux ordres, pigmentaire et structurale.


Origine pigmentaire




Les pigments des plumes sont de deux types, les mélanines (noir) et les caroténoïdes (jaune au rouge). Les pigments obtenus à partir des mélanines (pigment le plus abondant chez les oiseaux) peuvent aller du noir au brun clair voire au jaune comme pour certaines espèces de corvidés. Ces pigments mélaniques sont directement synthétisés par l’oiseau. Il n’en est pas de même pour les pigments caroténoïdes qui peuvent, suivant les espèces, être soit synthétisés ou soit plus généralement être obtenus par la nourriture. Les psittacidés synthétisent la psittacine tandis que les flamants trouvent ces pigments dans leur alimentation. Dans ce dernier cas, les caroténoïdes ne subissent pas ou peu de transformations chimiques avant de se déposer dans les plumes. En effet, chez les flamants, dont la principale source de nourriture est la crevette Artemia saline, le pigment initial est produit par des algues unicellulaires, transformés en canthaxantine par la crevette qui s’en nourrit, et il est finalement fixé dans les plumes des flamants. Le couleur peut alors varier en fonction de l’alimentation et de la saison.


Origine structurale




Certaines couleurs, dites structurales, ne sont pas dues à la pigmentation. Ainsi, bien que de nombreux oiseaux exposent des plumes vertes ou bleues, comme chez les psittacidés, ils ne synthétisent pas de pigments de ces couleurs. De nombreuses espèces ont des plumes blanches (aigrettes, mouettes, spatules...). Le blanc résulte de l’absence de pigmentation, mais également de la réflexion totale du spectre lumineux. C'est grâce au phénomène optique de diffusion Rayleigh (décomposition de la lumière par les micro structures des barbes) que des couleurs peuvent apparaître par décomposition de la lumière blanche. Ce phénomène est identique à celui qui permet la coloration des yeux chez l’homme, ou mieux la coloration des bulles de savon et l’arc-en-ciel. Chez les psittacidés, le bleu naît dans des barbes renfermant une couche structurale riche en micro granules de mélanine noire. Si à cela s’ajoute un caroténoïde jaune, on obtient du vert. Les micro granules renvoient les radiations bleues (les plus courtes), les autres sont absorbées par une moelle centrale noire. Chez les paons et les colibris, la couleur structurale est due à l’interférence de la lumière. Les barbules renferment des plages de micro lamelles qui décomposent la lumière et l’écartement de ces micro lamelles induit des couleurs différentes. Dans ce cas, en inclinant la plume pour faire varier l’incidence de la lumière, on voit les couleurs se déplacer.


La combinaison des différents pigments et de ces phénomènes optiques permettent une très grande variété de couleurs.



Irisation



Certaines espèces sont reconnues pour avoir des plumes iridescentes, comme les colibris, mais aussi les guêpiers, les paons, quelques canards, les étourneaux, etc. Les irisations sont produites par les barbules renfermant des réseaux de micro lamelles. Une barbule à micro lamelles reposant sur une barbule riche en mélanine noire; cette dernière absorbant les radiations parasites. Les micro lamelles ont l’avantage sur les micro granules de mélanine de pouvoir produire toutes les couleurs du spectre solaire, alors que les micro granules ne peuvent produire que du bleu.


Le plumage du Quiscale bronzé / Quiscalus quiscula versicolor / Common Grackle parait noir lorsqu'on le voit de loin ou à l'ombre. Dans des conditions de lumière meilleures, les barbules à micro lamelles et les micro granules de mélanine s'allient pour faire apparaître une myriade de couleurs et de teintes.


Bien que ce soit moins connu, plusieurs oiseaux tropicaux, en plus des colibris, ont des plumages iridescents. L’iridescence, qui est rendu possible non par la pigmentation mais par la structure particulière des plumes, est responsable des reflets vert bouteille des trogons, des reflets dorés et cuivrés des jacamars et des myriades de couleurs sur certains tangaras. Les couleurs iridescentes ne sont observables qu’à partir d’angles très restreints. En d’autres mots, l’observateur doit être le plus possible au même niveau que la source de lumière afin de profiter pleinement de l’effet.   


Voici quelques photos réalisées lors de notre dernier voyage en Colombie, du 14 novembre au 4 décembre 2016. Nous avons eu la chance d'observer 65 espèces différentes de colibris.



Colibri jacobin / Florisuga mellivora mellivora / White-necked Jacobin


Colibri de Delphine / Colibri delphinae / Brown Violetear



Colibri d'Anaïs / Colibri coruscans coruscans / Sparkling Violetear



Sylphe à queue d'azur / Aglaiocercus kingi emmae / Long-tailed Sylph




Sylphe à queue violette / Aglaiocercus coelestis coelestis / Violet-tailed Sylph



Inca à gemme bleue / Coeligena lutetiae / Buff-winged Starfrontlet


Inca porphyre / Coeligena helianthea helianthea / Blue-throated Starfrontlet


Colibri de Jardine / Boissonneaua jardini / Velvet-purple Coronet


Colibri flavescent / Boissonneaua flavescens flavescens / Buff-tailed Coronet


Brillant fer-de-lance / Heliodoxa jacula jacula / Green-crowned Brilliant


Ariane de Francia / Amazilia franciae franciae / Andean Emerald


Ariane de Rosenberg / Amazilia rosenbergi / Purple-chested Hummingbird


Dryade couronnée / Thalurania colombica colombica / Crowned Woodnymph



Brillant de l'impératrice / Heliodoxa imperatrix / Empress Brilliant


 

@ bientôt.



vendredi 28 octobre 2016

Le peuple sauteur.




Il faut se rendre à l'autre bout du monde pour rencontrer ce peuple. Et même pour le grand rêveur que je suis, je n'imaginais pas le jour où je me rendrais en Australie, le pays des kangourous. Comme pour bien des gens, l'émission télévisée Skippy le kangourou a sûrement contribué à me faire connaître et apprécier cette espèce animale des plus singulières. Ce marsupial figure dans la liste des animaux exotiques qui hantent souvent le cerveau des enfants. Il cohabite très bien à côté des lion, éléphant, hippopotame, girafe, singe ou zèbre.


C'est en octobre 2011 que je me rends au pays d'Oz, du côté est de la grande île. J'ai bien des attentes, mais toutes seront éclipsées par la réalité australienne. Un pays fantastique à visiter, riche à tous les points de vue. Le but principal de ce voyage est l'observation des oiseaux, mais il est impossible de ne pas s'extasier devant les autres richesses naturelles que nous rencontrons. Et l'une de ces richesses est même devenu l'un des emblèmes animaliers du pays, le kangourou. J'écris "LE" kangourou et ça me fait sourire, car il y a vraiment plus d'une espèce de kangourou en Australasie (i.e. en Australie, Nouvelle-Guinée et les îles adjacentes). Le 5ième livre de la série Handbook of the Mammals of the World dévoile que la famille des macropodidés recèle 13 genres, 59 espèces et 88 taxons différents. En Australie, un kangourou mâle est appelé « Boomer », une femelle « Flyer » et un jeune kangourou « Joey ».


Et voici Skippy qui bondit littéralement vers sa mère. C'est une photo inestimable puisque Skippy était orphelin dans la série télévisée portant son nom et qui a été présentée au Québec et en France à partir de 1968.  En France, elle a été rediffusée en 1970 et en 2005. La Belgique l'a présentée à partir de 2011. Il s'agissait de 91 épisodes tournées à 25 km au nord de Sidney, dans le parc national Ku-ring-gai Chase et dans le parc contiguë de Waratah Park (devenu depuis le Waratah Park Earth Sanctuary). Ces épisodes ont été étalés sur 3 saisons et il aura fallu 9 Skippys différents pour réaliser tous ces tournages. Vous désirez connaître le nom de l'espèce interprétant Skippy ? Il s'agit du Kangourou géant / Macropus giganteus / Eastern Grey Kangaroo.


Le succès du kangourou sur le continent australien, si aride dans l'ensemble, s'explique par ses capacités exceptionnelles de reproduction et d’adaptation aux conditions difficiles du bush. Les kangourous se sont adaptés aux conditions très variées de l'Australie et la naissance d'un kangourou est un processus totalement sous le contrôle de la mère, en fonction des conditions de nourriture et des conditions climatiques.
Après un accouplement, si les conditions sont difficiles, en cas de sécheresse par exemple, la femelle peut retarder sa gestation pendant un maximum de 12 mois, alors que la durée normale est de 35 jours. De la même manière, une femelle peut remplacer immédiatement un jeune qui meurt prématurément dans la poche.

Le kangourou nouvellement né mesure environ 25 mm. Sans aide extérieure, il doit s'accrocher au poil du bas ventre de sa mère afin de gagner l'intérieur de la poche où il ira s'accrocher à l'une des 4 tétines. Plus il croîtra et plus il quittera de plus en plus longtemps sa tétine pour s'aventurer hors de la poche. Si pendant cette période, un autre nouveau-né partage la poche, chacun aura sa tétine et la mère produira 2 laits différents en fonction de l'âge du bébé.


La poche des macropodidés agit comme un asile réconfortant pour le jeune. Ici, nous en voyons un bien installé dans la poche protectrice maternelle et broutant l'herbe au même rythme que sa mère. Le tout se passe sur le terrain de golf de Mareeba, le 25 octobre 2011.


Quand le kangourou se dépense, il transpire pour évacuer son trop-plein de chaleur, rien de très original, mais contrairement à tous les mammifères qui une fois l'effort physique terminé suent et halètent, le kangourou stoppe immédiatement sa transpiration et n'évacue la chaleur qu'en haletant à un rythme soutenu 300 fois par minute. Le kangourou est le seul animal à posséder un réseau très fin de vaisseaux sanguins à la surface de ses avant-bras, qu'il lèche pour évacuer la chaleur de son corps.

  

J'ai dû me cacher derrière un tronc d'arbre pour capter cette scène d'une bataille entre deux mâles de Kangourus géants. Les antagonistes ne ménagent aucune tactique pour venir à bout de l'autre. Lorsque deux mâles se battent pour une femelle, il leur arrive de s'empoigner et de se boxer, mais si le combat devient encore plus violent, ils se mettent à sauter vers l'avant en se donnant des coups de pied qui peuvent atteindre des points très sensibles.


Plus nous nous déplaçons sur le territoire australien, plus nous traversons des habitats nouveaux et plus nous découvrons des espèces différentes de "kangourous". À travers les siècles, ces marsupiaux se sont adaptés à toutes les conditions climatiques, souvent extrêmes, retrouvées sur ce continent. Ma plus grosse surprise a été de découvrir autant d'espèces différentes, aux moeurs tout aussi disparates. J'aimerais vous en présenter quelques unes, juste pour vous donner le goût d'en découvrir davantage soit par des lectures, soit par l'idée folle de vous rendre vous aussi en Australie. Pourquoi pas ?


Alors que vous venez de découvrir le Kangouru géant, je vous présente ici le plus gros des marsupiaux, soit le Kangourou roux / Osphranter rufus / Red Kangoroo.



Je capte cette image à Hay Plains, Australie, alors que le soleil termine sa course dans le ciel en ce 29 octobre 2011. Une femelle de Kangourou roux se dresse après avoir constaté notre présence. Au début, nous ne voyons pas le jeune kangourou. Après quelques minutes, il sort sa tête et nous découvrons que c'est une femelle. Ce n'est pas toujours évident de le percevoir lorsque nous sommes à une certaine distance. Normalement, c'est le mâle de cette espèce qui est roux. Il est également plus massif que la femelle qui est normalement, elle, de couleur grise. Cependant, une femelle peut être rousse et un mâle peut être gris à l'occasion. Le dimorphisme sexuel est plutôt inhabituel dans la famille des macropodidés. Cette espèce fréquente les habitats ouverts arides et semi-arides. Son aire de distribution est vaste et elle se situe de l'intérieur des terres de l'est jusqu'à l'ouest du pays.


Alors que j'imaginais le kangourou comme étant un animal fréquentant les milieux herbeux ouverts, j'ai été surpris en découvrant cette espèce inféodée aux milieux plus rocheux. le Pétrogale de Mareeba / Petrogale mareeba / Mareeba Rock-Wallaby.



 Parmi les adaptations de saut dans les milieux rocailleux, le Pétrogale de Mareeba possède des extenseurs du talon plus volumineux que les autres espèces de pétrogales. Ces extenseurs sont moins sujets à se blesser lors de sauts périlleux alors que nous les comparons à d'autres espèces le faisant sur des sols plus réguliers. De plus, ils se servent de leur queue pour contrôler leur vol aérien.


Cette femelle de Pétrogale de Mareeba abrite un jeune dans sa poche ventrale. Chez cette espèce, les femelles engendrent un seul jeune à la fois et il semble qu'elles peuvent le faire n'importe quand durant l'année. Le jeune peut passer un peu plus de 6 mois dans la poche et il est sevré 2 à 3 mois plus tard. Le mâle atteint sa maturité sexuel entre 20 à 24 mois.




Le Pademelon à cou rouge / Thylogale thetis / Red-necked Pademelon est brun-gris avec le ventre crème et le cou et les épaules roux. Il vit dans les forêts des régions côtières de l'est de l'Australie. Principalement nocturne, il est très craintif et habite généralement les forêts tempérées à proximité de prairies, se cachant dans la forêt le jour et sortant dans la prairie le soir au crépuscule pour se nourrir. Il se reproduit à l'automne et au printemps dans le nord, en été dans le sud. Ses prédateurs comprennent le Dingo et le Renard roux. Cependant la destruction de son habitat, notamment par le défrichement des terres, est actuellement la plus grande menace pour l'espèce. Il n'est pas actuellement inscrit comme espèce en voie de disparition.




Le Wallaby de Parry / Macropus parryi / Whiptail Wallaby est aussi connu sous le nom anglais de Pretty-faced Wallaby. On  le trouve dans l'est de l'Australie depuis Cooktown, au Queensland, jusqu'à Grafton, en Nouvelle-Galles du Sud. Il se distingue par sa coloration plus pâle et une bande blanche sous son visage. La fourrure de ce visage est brun-chocolat et elle couvre son museau. On le rencontre dans les prairies et les forêts, en particulier sur des collines ou des pentes. Dans les prairies, ce wallaby broute principalement de l'herbe. Il mange aussi des monocotylédones dans les ruisseaux à proximité. Il s'agit principalement d'une espèce diurne. Il est actif le matin et tard dans l'après-midi, mais il peut continuer dans une mesure indéterminée pendant la nuit.



Le Kangourou-rat musqué / Hypsiprymnodon moschatus / Musky Rat-Kangaroo est le plus petit macropodiforme à être quadrupède et diurne. Il est le seul représentant de la famille des Hypsiprymnodontidés et il se rencontre dans les forêts humides du nord-est australien et en Nouvelle-Guinée. Malgré son nom, il ne saute pas quand il se déplace, il le fait en utilisant ses quatre pattes.


En incluant les espèces présentement éteintes, la famille des macropodidés comprendraient 63 espèces. 43 sont endémiques à l'Australie, 17 le sont à la Nouvelle Guinée et seulement 3 espèces se retrouvent sur les deux îles. Étant donné que l'expression de différences génétiques et/ou morphologiques sont présentes au sein de certaines espèces actuellement reconnues, il est probable que plus d'échantillonnage et de recherche donneront lieu à la reconnaissance d'espèces supplémentaires. Des taxons non reconnus actuellement peuvent exister aussi au sein du genre australien petrogale, dont les membres présentent un schéma complexe de différenciation et de diversification qui a longtemps intrigué et rendu perplexes les chercheurs. Ce genre a été le centre de beaucoup de recherches récentes, avec quatre nouveaux taxons décrits depuis les années 1990 et trois autres élevés au rang d'espèce.


@ bientôt.