vendredi 21 avril 2017

Des oiseaux en mars et avril 2017




Oh que le printemps tarde à s'installer au Québec en ce mois de mars 2017 ! De longues journées ennuagées, de la neige presque quotidienne et un soleil poussif d'où émane une chaleur mitigée. La chaufferette centrale de notre système solaire ne l'a pas trouvé facile elle non plus, trop de nuages à traverser. Même si nous n'avons pas battu de record de neige, il reste que la couche neigeuse est demeurée, tout au long du mois, très épaisse dans les champs. Tellement épaisse que nous avons cru, Anne et moi, que ça affecterait les troupes de Dindons sauvages au point de voir le cheptel diminuer à cause de la difficulté à trouver de la nourriture. On sait que ces gros gallinacés trouvent leur nourriture en grattant le sol et une couche de neige trop épaisse peut s'avérer un obstacle potentiellement insurmontable. Mais c'était compter sans la capacité d'adaptation des créatures sauvages. Même les espèces les plus spécialistes dans leur alimentation peuvent devenir opportunistes lorsque la nécessité l'oblige. À preuve, ces trois rencontres effectuées en mars et qui démontrent que les dindons n'hésitent pas à s'approcher de l'humain lorsqu'ils n'en ont pas le choix.


Cette femelle de Dindon sauvage / Meleagris gallopavo silvestris / Wild Turkey visite à tous les jours un plateau de graines réservé aux petits oiseaux. Les propriétaires de la maison m'ont dit qu'elle était seule i.e. ne faisant pas partie d'un groupe de dindons comme ça se produit habituellement durant la saison froide. J'ai pris cette photo alors que l'oiseau était en face de la maison, près de la mangeoire et à environ 3 mètres d'une route de campagne.
  

Et voilà que nous surprenons, sur un autre rang, un petit groupe de 5 Dindons sauvages accompagnant une cinquantaine de Corneilles d'Amérique et une vingtaine de Plectrophanes des neiges. À tous les hivers, les propriétaires de l'endroit épandent des graines sur la neige afin d'attirer des plectrophanes. Et voilà que cette année, les dindons opportunistes n'hésitent pas à se mêler au groupe afin de profiter de la manne. Mais avouons qu'un grain de tournesol ne doit pas assouvir l'appétit de ces poules format géant.


Et un troisième groupe d'une trentaine de dindons s'approchent à quelques mètres seulement de la route 132 près de Pointe-aux-platons pour farfouiller dans un tas de végétaux laissé là par un cultivateur. Ces oiseaux ne sont également qu'à quelques mètres de la maison principale.


À Saint-Apollinaire, deux motoneigistes sont surpris de voir traverser devant eux un bon groupe de dindons. Ils ne s'envolent même pas, ils ne font que hâter le pas.


Et les voilà qui s'éloignent en se glougloutant les dernières nouvelles.


L'activité aux postes d'alimentation est réduite au minimum en ce mois de mars. Mais où sont donc tous nos oiseaux ? Alors qu'à l'hiver 2015-2016, les fringillidés étaient partout et en grand nombre, c'est la disette totale pour celui de 2016-2017. Même nos chardonneret, mésange, sittelle et cardinal, fidèles habitués à nous visiter régulièrement, nous ignorent presque totalement. Une visite chez mon mentor ornitho Gabriel Allaire vient me revigorer un peu. Situé dans un cadre plus intimiste que le nôtre, son poste d'alimentation est fréquenté par un magnifique couple de cardinaux. Il est même possible de prendre quelques photos à travers les grandes baies vitrées de la salle à manger.



Peu fréquent dans la ville de Québec dans les années 1980, le Cardinal rouge / Cardinalis cardinalis cardinalis / Northern Cardinal est maintenant bien implanté dans la région. La popularité toujours grandissante des postes d'alimentation est la principale cause de sa venue au Québec, en provenance des états du nord des États-Unis. Le mâle est d'une grande beauté...


... de même que sa femelle. Même si le coloris de sa robe est plus modeste, elle n'a pas grand chose à lui envier.


Arrive enfin le mois d'avril avec ses promesses d'un ensoleillement plus soutenu, qui devrait venir à bout de toute cette neige. Mais malgré les jours qui passent, la chaleur n'est pas au rendez-vous. Il devient vite évident que le printemps sera en retard d'au moins une semaine en 2017.  Et ça se vérifie par les dates d'arrivée des espèces migratrices. Historiquement, je vois mes premiers quiscales aux alentours du 15 mars. Cette année, c'est le 2 avril.


Quiscale bronzé / Quiscalus quiscula versicolor / Common Grackle.


La Perdrix grise / Perdix perdix / Gray Partridge est une espèce grégaire 7 à 8 mois par année alors qu'elle se tient en groupes de 6 à 25 individus comprenant une ou plusieurs familles accompagnées ou non d'oiseaux solitaires. Il faut attendre la mi-avril avant de voir se scinder ces groupes en couples qui s'affairent aussitôt à la reproduction. Le 2 avril, nous rencontrons ce groupe de 5 individus le long d'une route fréquentée à Saint-Apollinaire, dans le comté de Lotbinière.



C'est grâce à la perdrix de gauche que je me suis arrêté pour finalement m'apercevoir qu'il y en avait 4 autres bien camouflées dans les herbes. Ce phasianidé vit surtout dans des prés où l'herbe n'est guère plus haute que sa tête et où se trouvent des haies-refuges et des espaces dénudés à proximité. Il faut avoir l'oeil affûté pour la repérer alors qu'elle s'écrase dans la végétation courte au printemps.


Et voilà que je repère un couple le 10 avril. Cette fois-ci, je suis dans le rang Petit-village, à Sainte-Croix-de-Lotbinière.


Ce mâle se croit bien à l'abri de tout regard, mais il n'échappe pas à celui du daltonien que je suis.


Alors que d'aucuns proclament que l'hirondelle fait le printemps, pour moi c'est le cri strident du Pluvier kildir / Charadrius vociferus vociferus / Killdeer qui me le confirme. Dès son arrivée en sol québécois, cet élégant limicole fait remarquer sa présence par son babillage incessant. De nature très peu sociable en période de nidification, il ne tarde pas à se frotter à ses congénères en des confrontations où les courbettes n'ont d'égales que les cris tonitruants qui lui ont sans doute valu son épithète latin de "vociferus".  C'est dans le village de Saint-Édouard-de-Lotbinière que, le 9 avril, je capte cette image d'un membre d'un couple déjà à la recherche d'un endroit pour nicher.





Ce même jour, nous nous dirigeons vers Leclercville où je suis certain de trouver une autre espèce phare annonçant le printemps: la Bécasse d'Amérique / Scolopax minor / American Woodcock. Elle arrive habituellement au début d'avril. Lorsque le couvert neigeux laisse place à des bonnes plaques herbeuses ou boueuses, cette espèce entreprend une parade nuptiale assez complexe. Elle le fait juste après le coucher du soleil alors que la nuit reprend ses droits. Elle commence d'abord par émettre au sol un "pîntt" nasillard à un intervalle plus ou moins long selon le degré d'excitation de l'individu. Suit alors une envolée épique où l'oiseau part de biais pour s'élever en ligne droite à une hauteur que j'estime à environ 30 mètres. À l'azimut de sa montée, elle se laisse tomber comme une feuille morte en émettant des sons rappelant une clochette. À environ 10 mètres du sol, elle redevient muette et elle vient se poser sur le sol en émettant aussitôt un "pîntt" bien senti. J'ai noté qu'elle revient souvent se poser près du lieu du lâcher. Encore adolescent, j'ai fait une expérience. Dès que l'oiseau s'est envolé, je suis allé m'étendre au sol, sur le dos afin de voir l'oiseau redescendre. Les yeux bien ouverts, je l'ai vu descendre sur moi pour m'éviter à la dernière seconde. Il s'est posé à moins de 2 mètres de moi. Wow !


C'est dans un boisé de Leclercville que je découvre cette bécasse immobile sur une plaque de végétation. Je suis bien heureux de voir qu'elle est revenue.


Chemin faisant, une belle rencontre: un petit groupe de Jaseurs boréaux / Bombycilla garrulus pallidiceps / Bohemian Waxwings occupés à s'empiffrer dans un arbre porteur de petits fruits.



Non, il n'y a rien de tendre dans cette pose. Les deux protagonistes ne s'échangent pas un doux et langoureux baiser, mais plutôt luttent pour savoir qui pourra bouffer les fruits juteux.


Le 10 avril, je suis accompagné par un photographe émérite de Cap Rouge, Simon Théberge. Ce biologiste à la retraite et passionné de photographie vient d'écrire un livre très intéressant et informatif. "Ces animaux qui ne craignent pas l'homme" est édité par les Presses Inter Universitaires et est disponible chez Renaud-Bray. L'auteur nous partage ses plus belles photos et révèle des talents de vulgarisateur scientifique à travers un texte simple et imagé. Ses buts lors de cette sortie réfèrent à deux espèces mythiques pour lui: la Bécasse d'Amérique et la Perdrix grise. Il ne les a jamais vues, encore moins photographiées. Confiant que je peux l'aider dans cette quête, je lui offre cette excursion. Nous sommes bénis et par les oiseaux et par la température qui atteint les 20° C en après-midi.


Et voici immortalisée sa première rencontre avec la bécasse.



Simon est un guerrier. Il n'hésite aucunement à ramper au sol pour approcher cette bécasse bien installée et figée le long d'un fossé dans le chemin Demers à Bernières.



Et voici "la bête" que je photographie en m'approchant également très lentement. C'est la première fois que j'ai la chance d'en photographier une sous une lumière aussi parfaite.


Nos recherches s'orientent maintenant vers la Perdrix grise. Je repère les deux premières dans le rang Petit-village à Sainte-Croix et la photo est présentée ci-avant dans ce billet. Un autre couple est aperçu sur le chemin Saint-Jean-Baptiste à Lotbinière. Simon ne fera pas de photos satisfaisantes de cette espèce, mais il l'a au moins observée et il a appris sur son comportement et sur son habitat.

De mon côté, cette sortie me permet de photographier une espèce nouvelle sur ma liste mondiale et québécoise. Un magnifique adulte Autour des palombes / Accipiter gentilis atricapillus / Northern Goshawk vient provoquer tout un émoi parmi les pluviers, tourterelles et autres bestioles emplumées du coin. Il arrive en vol et il se perche dans un arbre à une bonne centaine de mètres nous. Pas la photo du siècle, mais c'est une première pour moi. J'avais déjà observé cette espèce sur cette même route, mais je ne prenais pas de photo à cette époque.


Autour des palombes / Accipiter gentilis atricapillus / Northern Goshawk.

Pour ajouter un côté plus exotique à ce billet, voici la photo d'une espèce encore rarement observée dans la région de Québec, mais qui pourrait bien connaître une augmentation de mentions dans les années qui viennent. Comme dans le cas du cardinal, de la tourterelle et du Troglodyte de Caroline, l'abondance des postes d'alimentation pourrait s'avérer un facteur important. C'est à Neuville, le 9 avril 2017, que nous nous rendons pour observer ce mâle de Pic à ventre roux / Melanerpes carolinus / Red-bellied Woodpecker.









Et autre signe du printemps, l'arrivée de la très belle Sturnelle des prés / Sturnella magna magna / Eastern Meadowlark sonne le glas de l'hiver. Son chant a été interprété par le grand Roger Tory Peterson comme "Spring is here again". Je suis bien d'accord avec lui, c'est bien ce qu'elle me glisse à l'oreille à moi aussi.


Sturnelle des prés / Sturnella magna magna / Eastern Meadowlark.



Je vous souhaite le plus beau des printemps.


@ bientôt.




vendredi 24 février 2017

Des oiseaux de l'hiver 2017




L'hiver 2017 n'a pas été très propice pour nous pour les sorties ornithologiques. En plus de différentes obligations familiales ou sociales successives, les chutes de neige fréquentes durant les fins de semaine ont beaucoup freiné notre intérêt à prendre la route. Mais nous nous sommes échappés à quelques reprises et voici des endroits visités et des images prises sur le vif.


Saint-Antoine-de-Tilly

Le chemin Boisclair est un rang parallèle à la route 132 et au sud de cette dernière. En hiver, cette route tranquille vaut la peine d'être parcourue lentement. Les espèces d'intérêt fréquemment rencontrées: Plectrophane des neiges, Dindon sauvage et Perdrix grise. Des mangeoires privées distribuées le long de cette route peuvent apporter leur lot de surprises. Selon la quantité de neige dans les champs, des groupes d'Alouettes hausse-col sont occasionnellement rapportés et ils peuvent dissimuler un rare Plectrophane lapon. Lors de notre passage, nous croisons un groupe de Jaseurs boréaux qui se nourrissent dans trois pommiers à quelques mètres seulement de la route. Dans ma jeunesse, nous appelions ces grosses pommes des pommes d'hiver. La chair de cette variété de pommes est tellement dure que les frugivores ne peuvent s'en nourrir avant les grands froids. Il faut que le fruit gèle complètement pour que sa chair devienne assez molle pour que les becs des frugivores puissent la pénétrer.


 



 




Quand il n'y a pas d'eau liquide disponible, les oiseaux mangent de la neige, mais ils le font toujours avec parcimonie. Ingurgiter trop de neige refroidirait leur chaleur interne, chose à ne pas faire en période hivernale où toute perte de chaleur corporelle pourrait mener à l'hypothermie et à la mort.




 Tewkesbury


La rue Jacques Cartier Sud à Tewesbury est une autre route à parcourir lentement en période hivernale. Elle longe la rivière Jacques Cartier et traverse des boisés intéressants. C'est l'endroit idéal pour y observer le Gros-bec errant. La présence des fringillidés est toujours un coup de dé selon les années. En 2016, c'était l'euphorie. En 2017, c'est la pénurie totale. Aucun sizerin, chardonneret, tarin ou bec-croisé. Quelques durbecs sont venus sauver l'honneur de la famille. Par contre le gros-bec est encore présent, mais en petit nombre. Un Pic chevelu me permet quelques photos.



Cette femelle de Pic chevelu fait s'envoler des brins de neige lorsqu'elle tambourine l'écorce de cet arbre.



 
Son mâle est également à la recherche active de nourriture.



 Comté de Lotbinière



Le comté de Lotbinière agit sur moi comme un aimant puisque j'y ai passé la majeure partie de ma vie. Pour l'avoir parcouru maintes et maintes fois, j'en connais presque tous les recoins. Mais il est tellement riche en découvertes que j'y retourne encore toujours avec un intérêt renouvelé. C'est dans le village de Saint-Édouard que nous faisons la rencontre d'une magnifique femelle d'Épervier de Cooper. Elle est bien installée sur la structure d'une meunerie, en plein milieu du village. Un ami m'a demandé comment je pouvais dire que c'était une femelle puisque les adultes ont le même plumage. J'y suis allé par l'évaluation de la grosseur de l'individu. L'oiseau observé était assez gros pour que j'imagine d'abord avoir affaire à l'Autour des palombes. Dès le premier coup de jumelle, j'ai vite identifié un Épervier de Cooper. Seule une femelle de Cooper peut avoir cette grosseur. Je vous la livre maintenant.







L'épervier est un rapace doté d'une longue queue et d'ailes plutôt courtes et arrondies. Alors que les ailes courtes sont un atout pour se faufiler entre les arbres et les branches à l'intérieur de la forêt, la queue longue et flexible l'aide à assurer un équilibre parfait lors de changements rapides de direction. Le vol de l'épervier est également facilement reconnaissable puisqu'il consiste à de rapides battements des ailes suivis d'une longue glissade.


 Saint-Mathieu-de-Rioux


Ce petit village se situe dans le Bas-Saint-Laurent à une vingtaine de kilomètres de Saint-Simon, à l'intérieur des terres. Il est reconnu pour la quantité phénoménale de nids de Balbuzards pêcheurs
accrochés aux pylônes d'Hydro Québec, tout près d'un lac de bonne envergure. En 2017, une espèce occasionnellement observée au Québec, en provenance de l'ouest canadien, est présente à une mangeoire depuis quelques semaines. Comme Anne n'a jamais coché cette espèce au Québec, nous nous y rendons le 22 janvier 2017. Voici quelques photos rapportées de cette rencontre.


Ce magnifique mâle de Tohi tacheté / Pipilo maculatus / Spotted Towhee a élu domicile, dans son errance hivernale, dans la cour arrière dotée d'un bon système d'alimentation.




Un milieu naturel propice à attirer les oiseaux d'hiver contribue à retenir des oiseaux granivores et frugivores.






Domaine de Maizerets



Un parc urbain de la ville de Québec qui n'a plus besoin de présentation. Ce site peut contenir de magnifiques trouvailles une journée donnée et être non productif dès le lendemain. Il est bien situé en bordure du fleuve et, à vol d'oiseau, il peut constituer un relais facilement accessible entre les différents boisés de la région. Une bonne diversité d'habitats amène toujours une bonne diversité d'espèces d'oiseaux. Notre visite du 18 février 2017 vise le Merle d'Amérique et le Grand-duc d'Amérique. Nous trouvons facilement les espèces anticipées et voici quelques photos du grand-duc.



Quel regard intimidant !  Le hibou est perché à environ 6 mètres de hauteur et je me place juste en dessous du strigidé. Je suis bien content de ne pas être une proie potentielle.



Bien qu'en période de repos, ce grand-duc est concentré sur deux Écureuils gris qui s'ébattent tout autour de lui. Le parc abrite un bon nombre d'écureuils et leur présence explique celle du plus gros de nos strigidés.


Forêt Montmorency


Un autre incontournable auprès des ornithologues de la région de Québec. Réputé pour sa forêt boréale et les spécialités qui y sont associées: Mésangeai du Canada, Mésange à tête brune, Sittelle à poitrine rousse et Tétras du Canada. Il y a bien sûr les pics boréaux et les fringillidés, mais ces derniers répondent à des conditions particulières qui fluctuent selon les années. Et comme l'hiver 2017 est très avare pour la présence des fringillidés, un seul Tarin des pins, trois Durbecs des sapins et quelques Sizerins flammés ont été aperçus. Par contre, exception faite du tétras, nous avons fait de belles rencontres.



C'est difficile de prédire d'avance le comportement de la plus belle de nos mésanges, la Mésange à tête brune / Poecile hudsonicus littoralis / Boreal Chickadee. Plus souvent qu'autrement, elle se tient bien cachée dans le sapinage. Cette fois-ci, elle était hyper active, mais elle s'approchait sans cesse tout près de nous. Donc, avec de la patience, il m'a été possible de réussir quelques belles prises.


Si j'ai toujours eu un faible pour la Mésange à tête noire, je fonds littéralement lorsque je rencontre une Mésange à tête brune. Son "chick-a-dee-dee" plus lent et plus enroué permet de connaitre sa présence, car elle est tellement moins démonstrative que sa cousine.



Et que dire de la mignonne et acrobatique Sittelle à poitrine rousse / Sitta canadensis / Red-breasted Nuthatch qui n'est jamais très éloignée des petits groupes de mésanges. Une simple imitation de son cri nasillard et la voici à quelques mètres de l'objectif.







Et que dire maintenant de l'élégant et gracieux Mésangeai du Canada / Perisoreus canadensis nigricapillus / Gray Jay qui s'approche de nous en toute confiance. Il est tellement silencieux dans son approche qu'il peut être tout près de nous sans que l'on ne le sache.


Et le voici posant à la distance minimale permise par ma lentille de caméra. Un oiseau exceptionnel et fascinant.



Avant de quitter la forêt boréale, je ne peux m'empêcher de capter une image d'un Ecureuil roux nord-américain / Tamiasciurus hudsonicus / North American Red Squirrel.




Rue Courcy, Sainte-Foy


Une autre espèce rare au Québec, également en provenance de l'ouest canadien, est présente dans la ville de Québec. Il s'agit d'un Solitaire de Townsend / Myadestes townsendi townsendi / Townsend's Solitaire, une espèce rapportée presqu'annuellement en hiver au Québec.



Espèce frugivore, le Solitaire de Townsend est parfaitement à l'aise lorsqu'il se retrouve dans un environnement où les arbres produisant de petits fruits en quantité sont présents.


Le mois de mars est à nos portes et il signifie l'arrivée prochaine des premiers migrateurs en provenance de sud. Tout dépendamment de l'endroit où nous nous trouvons dans la province de Québec, nous verrons bientôt apparaître les premiers "oiseaux noirs" (quiscale, carouge et vacher) arrivant du sud et d'autres espèces hâtives. Nous ne commençons que d'aller de surprise en surprise.


@ bientôt.