mercredi 23 janvier 2013

Pourquoi les oiseaux tropicaux semblent-ils plus colorés que les nôtres ?



Cette question m’a encore été posée dernièrement et je me souviens qu'à l'époque de mes voyages organisés vers l'Amérique centrale, j'avais dû y répondre à quelques reprises. Après nos balades dans la forêt tropicale, où nous venions d'observer une bonne variété d'oiseaux plus colorés les uns que les autres, cette question était bien légitime. J'ai pensé dédier un billet à ce sujet. Je connais bien quelques bribes de la réponse, mais par crainte d’être trop évasif ou superficiel, j’ai préféré consulter à nouveau les ouvrages de Steven Hilty, auteur prolifique des livres « A guide of the Birds of Columbia » et « Birds of Tropical America ». J’adore sa façon d’écrire si descriptive. On se croirait sur le terrain, à côté de lui. Son écriture est imagée et fluide. Toujours est-il que, aujourd’hui,  je vais m’inspirer de lui pour tenter de répondre à cette si belle et si intrigante question.



Quand on voit des publicités sur les destinations au soleil, les mêmes éléments reviennent continuellement : des plages au sable blanc bordées de palmiers, des filles aux formes généreuses qui se camouflent très mal dans des bikinis minuscules et un perroquet ou deux qui semblent faire partie du décors. Voir les deux premiers éléments est assez facile en fin de compte, le deuxième se retrouvant dans l’environnement du premier. Mais rares sont les vacanciers de plage qui ont la chance d’observer beaucoup d’espèces d’oiseaux très colorées. Je me rappellerai toujours cette fois où, alors que je me baignais dans la piscine de l’Estrellamar, à Jaco Beach (Costa Rica), arrivent deux Québécoises qui, m’ayant vu précédemment avec mes jumelles au cou , me demandent : « Mais où sont donc les oiseaux qu’on nous promettait dans les brochures ! ». Je les regarde avec un petit sourire et je leur réponds : « Si ça vous intéresse de vous joindre à nous, nous nous rendons à l’embouchure de la rivière Tarcoles dans une heure et vous verrez alors des oiseaux assez beaux merci ! ». Même sous les tropiques, où les espèces sont si diversifiées,  il n’est pas évident que l’observateur un peu distrait en verra une tonne. Surtout sans l’aide de jumelles ou de lunette d’approche.



La première vraie question à se poser est d’abord celle-ci : les oiseaux vivant sous les tropiques sont-ils vraiment plus colorés que ceux vivant sous les zones tempérées ? Alors que nous sommes enclins à répondre tout de go dans l'affirmative, il faut bien considérer certains facteurs. La biologiste Mary Wilson et le peintre naturaliste Robert von Neumann de l’Université de l’Illinois ont été les premiers à aborder sérieusement cette problématique. Ils ont d’abord listé les espèces selon le critère du plumage, les colorés et les ternes. Il en a résulté une plus grande proportion d'oiseaux colorés que ce qui s'observe en Amérique du Nord et en Europe. Ils ont aussi conclu que le manque de couleurs n’était pas associé à des habitats particuliers et que des oiseaux colorés se retrouvaient autant en milieux ouverts qu’en forêt.



Dans une analyse plus détaillée de la variation des couleurs de plumage selon les différentes strates en forêts soient le sol, le sous-bois, la strate inférieure, la strate médiane et la strate supérieure des grands arbres, Stephen Bailey, de l’Université de Californie à Berkeley, arrive à d’autres conclusions. Il a noté qu’il y a plus d’oiseaux colorés sous les tropiques parce qu’il y a plus d’espèces en présence. La proportion des oiseaux colorés dans chaque région est semblable et les oiseaux aux couleurs ternes prédominent partout. Les naturalistes qui ont essayé d’identifier les moucherolles du genre Empidonax et les bruants d’Amérique du Nord ou les hordes de fourniers (furnariidé), de fourmiliers, de conophages (formicariidé) ou de moucherolles de tout acabit seront, sans aucun doute, enclins à dire que les oiseaux au plumage terne dominent partout. 
 

Conure de Vieillot / Maroon-bellied Parakeet
Alors que la diversité de couleurs se retrouvent plus en élévation ou chez des espèces fréquentant la strate supérieure (faîte) des arbres, les forêts des basses-terres abritent aussi leur part d’oiseaux colorés et ce sont ces oiseaux qui sont les plus susceptibles d’être observés par Monsieur tout-le-monde. Quelques uns des oiseaux les plus colorés et les plus fréquemment observés sont des oiseaux non-passereaux comme les perroquets, les colibris, les trogons, les toucans, les barbus ou barbicans, les jacamars et les momots. Comme les forêts tropicales sont vertes à l’année, il n’est pas surprenant de rencontrer plusieurs individus arborant cette couleur, par souci de mimétisme sans doute. Il faut avoir vu un groupe de perroquets ou de perruches disparaître complètement alors qu’elles  arrivent en vol et se perchent dans le feuillage. Même le très coloré Quetzal resplendissant disparaît aussitôt qu’il se perche sur une branche moussue.




Sous les latitudes tempérées, on note une augmentation similaire, mais dans les tons de bruns et de gris. Ceci semble être une conséquence directe de la plus grande abondance de ces couleurs dans les habitats tempérés, spécialement lors des mois où le feuillage est absent. Les habitats tropicaux ont eux aussi leur part d’oiseaux bruns et gris, mais ces derniers sont concentrés soit dans les strates inférieures de la forêt où le niveau de lumière est bas ou dans les forêts tropicales sèches, les étendues herbeuses et les déserts.



Grimpar des plateaux / Planalto Woodcreeper
Les colibris des genres Glaucis, Threnetes et Phaethornis (tous des Ermites), sont des habitants des strates inférieures des forêts tropicales et, contrairement à leurs congénères qui exhibent leurs plumages rutilants aux faîtes des arbres, ils portent des habits sobres de gris, de brun et de vert terne, dépourvus de couleurs iridescentes. De cette façon, les Ermites attirent peu l’attention sur eux. Les autres habitants des strates inférieures sont aussi très conservateurs dans les couleurs qu’ils arborent. Les grimpars, les fourniers, les fourmiliers et les troglodytes se confondent avec les feuilles sur ou près du sol, ou sur les troncs. Occasionnellement, un éclair de couleur viendra égayer les sous-bois, mais c’est toujours très éphémère. Les manakins viennent à l’occasion éblouir les yeux de l’observateur. Mais ces petits volatiles, toujours en mouvement, sont difficiles à localiser et donc, par le fait même, difficiles à attraper. Les manakins les plus colorés font leurs pariades dans des  « leks » , genre d’arènes où les mâles exhibitionnistes montrent à des femelles indifférentes (ou du moins, font-elles semblant de l’être !) leur panoplie de talents de danseurs accomplis en plus d’émettre des sons bizarroïdes, contenant sans nul doute des messages non équivoques. Ces « leks » peuvent réunir deux ou trois individus, mais leur nombre peut atteindre des douzaines en certains cas. Plusieurs yeux qui scrutent tout mouvement suspect sont alors mis à contribution pour prévenir le groupe de l’arrivée toujours possible d’un prédateur.



Les niveaux inférieurs de la forêt tropicale appartiennent donc aux oiseaux timides,  affublés d’un plumage terne et cryptique. En fait, certains fourmiliers ont tellement confiance dans leur habit de camouflage qu’ils n’hésiteront pas à émettre leurs chants sifflés ou leurs trilles alors qu’ils sont assis sur leurs nids. Plusieurs espèces d’oiseaux des sous-bois sombres ont également les yeux rouges, des cercles orbitaux, des becs et des pattes très colorés. Plusieurs fourmiliers ont les yeux entourés de peau, dépourvus de plume, et de couleur bleue ou blanche. Ce qui leur donne une allure masquée. On ne retrouve ces caractéristiques que très rarement sur les oiseaux se retrouvant au nord du Mexique. On ne peut définir avec précision le rôle de ces ornements , mais ils servent probablement de signaux bien compréhensibles par les autres habitants de ces lieux ténébreux.



Pour observer les oiseaux vraiment colorés, il faut les chercher dans la strate supérieure des grands arbres. Mais ce qui nous surprend d’abord, c’est de voir que,  pour camoufler les oiseaux à notre vue, les couleurs n’ont pas besoin d’être ternes. Tous ceux qui ont tenté de trouver un trogon, un quetzal ou un araçari perché à 30 mètres et plus de hauteur, savent très bien comment des couleurs éclatantes peuvent contribuer à « briser » la forme de l’oiseau. La faîte des arbres est un lieu de contrastes des lumières. Alors que la pupille de l’œil s’ouvre pour laisser pénétrer plus de lumière, nous perdons de l’acuité visuelle. De plus, nos rétines ne répondent pas immédiatement au changement drastique d’intensité lumineuse quand nous passons de la lumière vive à l’obscurité, de sorte que pour un moment, nos rétines demeurent stimulées et elles nous font perdre l’oiseau. Ces variations extrêmes de luminosité, quand l’oiseau quitte l’ombre pour la lumière vive et revient dans l’ombre, font la vie dure aux prédateurs qui essaieraient de localiser leurs proies avec précision.



Ce Colibri rubis-émeraude semble bien terne, mais ...


Bien que ce soit moins connu, plusieurs oiseaux tropicaux, en plus des colibris, ont des plumages iridescents. L’iridescence, qui est rendu possible non par la pigmentation mais par la structure particulière des plumes, est responsable des reflets vert bouteille des trogons, des reflets dorés et cuivrés des jacamars et des myriades de couleurs sur certains tangaras. Les couleurs iridescentes ne sont observables qu’à partir d’angles très restreints. En d’autres mots, l’observateur doit être le plus possible au même niveau que la source de lumière afin de profiter pleinement de l’effet.   

dès qu'il tourne la tête, de splendides couleurs apparaissent.


Comme conséquence de cette propriété, les oiseaux au plumage hautement iridescent vont paraître noirs et seulement une petite partie de l’oiseau va laisser échapper des rayons de couleurs. Nous n’avons qu’à penser au diamant qui ne nous renvoie que la lumière qui frappe certaines parties de sa surface composée de centaines de plans différents. Cette propriété cachera donc la vraie forme de l’oiseau et servira à le soustraire de la vue d’un prédateur. Lors de la pariade,  l’iridescence permet d’envoyer un message beaucoup plus direct et localisé que ne le ferait une coloration due à la pigmentation. 

 

Stephen Bailey note que l’iridescence est bien adaptée aux grandes variations lumineuses dans les forêts tropicales parce que l’ombre et  le feuillage épais réduisent les risques que la pariade pourraient attirer un prédateur potentiel. Par contraste, plusieurs habitats des zones tempérées sont plus ouverts, au moins selon les saisons, et la possibilité qu’un reflet iridescent pourrait être capté de plus loin par un prédateur est toujours plus présent. De plus, l’angle du soleil plus bas dans les zones tempérées, spécialement en hiver, aurait pour effet d’accentuer l’iridescence, ce qui rendrait l’oiseau encore plus vulnérable. Si les théories de Bailey s’avèrent exactes, les forêts tropicales peuvent vraiment procurer un environnement plus sécuritaire pour l’usage de couleurs iridescentes parce que la combinaison «  milieux plus ouverts et angles de rayons solaires plus bas »  ne prévaut pas sous les tropiques. L’iridescence disparaît presque complètement du plumage des colibris fréquentant les sous-bois et les seules tangaras avec des plumages iridescents sont ceux qui habitent les strates médianes et supérieures des forêts pluvieuses.


Cette photo extraordinaire du Colibri circé / Cynanthus latirostris / Broad-billed Hummingbird nous montre toute la richesse de couleurs que l'on peut retrouver sur un si petit oiseau. Ces couleurs sont avivées par pas moins de 6 flash électroniques qui éclairent le sujet en même temps et font ressortir tous les détails. Sans l'utilisation de flash, nous ne verrions scintiller que la partie du plumage qui serait éclairée par la lumière naturelle provenant de derrière nous. Photo prise le 25 avril à Patagonia, Arizona, US. Je remercie Paul Nadeau de m'avoir permis d'utiliser cette photo.



Plusieurs espèces de jacamars vivent dans les zones de forêts en basses-terres et peuvent sembler constituer des exceptions à première vue, mais ces oiseaux demeurent habituellement perchés, sans bouger, pendant de longues périodes de temps et souvent à l’ombre. Ce qui revient à dire que l’iridescence chez les oiseaux est associé à des espèces  qui sont relativement immunisées contre la prédation, comme le sont les colibris, ou à des espèces qui habitent des habitats où se côtoient la lumière vive et l’ombre. L’iridescence permet aux oiseaux vivant dans ces habitats d’utiliser des couleurs très vives pour envoyer des signaux sexuels ou sociaux alors que, simultanément, ils apparaissent foncés et demeurent invisibles la plupart du temps pour les autres créatures .



Quiscale bronzé / Common Grackle
Un petit nombre d’espèces des zones tempérées, tels les quiscales, les étourneaux et les hirondelles, arborent des plumages iridescents. Ces oiseaux peuvent compenser l’attraction apportée par leur plumage par le fait qu’ils se tiennent souvent en groupes et, dans le cas des hirondelles, par la maîtrise de leur vol rapide. À l’exception de quelques espèces sociales comme les manakins et les espèces acrobatiques et difficiles-à-capturer que sont les jacamars, les oiseaux colorés se tiennent majoritairement dans les strates supérieures des forêts pluvieuses. Quelques espèces, comme les toucans et les aras, peuvent se permettre le port de couleurs éclatantes, en partie à cause de leur grande taille qui limite le nombre de prédateurs capables de les attaquer et de les tuer. Pour la vaste majorité des oiseaux, cependant, ceci n’est pas vrai. Steven Hilty suspecte que les oiseaux peuvent se tirer d’affaires malgré leurs couleurs éclatantes à cause de leurs aptitudes à déceler les dangers de prédation et à leur comportement en recherche de nourriture. Ils se tiennent toujours en « feeding flocks » , ces regroupements de dizaines d’espèces différentes qui sont en maraude continuelle dans les strates médianes et supérieures des forêts, en quête de proies à débusquer. Le nombre d’yeux qui surveillent continuellement est un gage d’efficacité pour échapper aux prédateurs embusqués. Les mâles et les femelles des oiseaux tropicaux résidents, qu’ils soient colorés ou non, sont plus souvent similaires en apparence que le sont les espèces des zones tempérées ou les espèces qui migrent entre les zones tempérées et tropicales.  Ceci est encore plus observable quand les espèces migratrices « zones tempérées-zones tropicales » sont considérées. Les mâles sont souvent plus brillamment colorés que les femelles sous les latitudes tempérées, et dans quelques cas, les mâles  arborent un plumage plus terne lorsqu’ils sont sous les tropiques. À travers la sélection sexuelle, les mâles peuvent développer des plumages plus colorés ou des pariades amoureuses plus élaborées qui ne feront qu’accroître ses habiletés à attirer les femelles ou à décourager les rivaux. Si le mâle ne participe pas à la confection du nid et à l’incubation, ses talents acquis lui permettront de gagner le cœur de plus d’une femelle et d’augmenter ses succès de reproducteur. Le plumage brillant, qui est un indicateur de vigueur et de santé physique, est de première importance pour le mâle, car il doit compter dessus pour ré-établir sa dominance sur un territoire et  sur une ou des femelles à la prochaine saison des amours.



Les femelles des perroquets, des toucans, des momots, des tamatias et de plusieurs tangaras sont virtuellement identiques à leur partenaire. Ceci, selon les biologistes, résulte d’un processus de sélection plus sociale que sexuelle. Ceci est très évident chez les toucans. Ils ont les mêmes couleurs entourant les yeux et les mêmes marques sur le bec. Quoique le mâle a le bec souvent plus long. Les femelles qui sont autant colorées que leurs mâles vivent habituellement sur des territoires permanents et sont accouplées pour la vie. Elles assistent le mâle dans la défense du territoire et leurs couleurs brillantes est aussi une indication de leur agressivité et de leur niveau de compétitivité.



Calliste à tête verte / Green-headed Tanager
Les espèces d’oiseaux tropicaux les plus colorées sont habituellement celles qui se nourrissent essentiellement de fruits ou de nectar. Elles sont suivies par celles qui se nourrissent partiellement de fruits, alors que les légions d’espèces aux couleurs ternes se retrouvent dans les rangs des insectivores. Qu’est-ce qui explique tout ceci ?  David Snow, un ornithologue britannique de renom, a travaillé plusieurs années au fameux Asa Wright Nature Center de Trinidad. Dans son livre « The Web of adaptation », il dévoile que parce que les fruits sont si faciles à trouver, comparés aux insectes, les femelles des espèces frugivores peuvent se passer de l’aide de leur partenaire pour les soins du nid. Ceci accorde plus de temps aux mâles pour parfaire leurs pariades amoureuses. Ce qui amène une plus grande compétitivité sexuelle entre les mâles pour gagner les faveurs des femelles. Le mâle le plus performant, le plus en santé, obtiendra les faveurs des femelles et ses gênes de gagnant se perpétueront au travers sa progéniture. Et voilà la théorie de Darwin qui nous revient en plein visage. L’image évoquée par David Snow, i.e. celle de mâles dépensant  leur temps et leur énergie dans des groupes de célibataires qui attendent le passage d’une belle femelle pour étaler leurs talents de séducteurs, forme un réel contraste avec celle des insectivores qui doivent dépenser beaucoup d'énergie à épier leurs proies juste pour arriver à se sustenter eux-mêmes. Le surplus de temps que les insectivores passent à chercher leur proies, ajouté à la concentration qu’ils doivent y mettent, les rendent plus vulnérables à la prédation.




Ce qui nous impressionne le plus dans les régions tropicales est la très grande diversité des oiseaux. Et, au retour à la maison, c’est peut-être de l’assortiment incroyable des espèces colorées dans cette diversité que notre subconscient veut le plus se souvenir.



Nous ne pouvons vraisemblablement pas résoudre toutes les questions relatives aux coloris des  oiseaux qui vivent dans les zones tempérées et tropicales, mais nous avons la chance de comprendre certains aspects générant ces couleurs. Et qui oserait  nier qu’une grande partie du bonheur ressenti lors de l’observation des oiseaux  provient de leurs couleurs et des dessins qu’ils arborent ?

Nos anatidés arborent des plumages avec des zones iridescentes. Celles-ci se retrouvent souvent au niveau du miroir des ailes ou dans la région de la tête. Cette superbe Sarcelle d'hiver / Anas crecca carolinensis / Green-winged Teal a été photographiée par Paul Nadeau le 13 janvier 2012 à Tucson, Arizona, EU. Je le remercie de m'avoir permis d'utiliser cette photo.



À bientôt...






3 commentaires:

sophielabelle.com a dit…

Encore une fois, une question fort pertinente et plusieurs pistes pour la solutionner. Très intéressant l'explication par rapport à l'iridescence.

Noushka a dit…

Un magnifique article très fouillé, très précis et avec lequel je suis entièrement d'accord.
Les coloris reflètent en effet en grande partie leur habitat particulier dans lequel ils se confondent parfaitement.
Pour les perroquets (c'est mon rayon!), je dirais que que si la femelle est identique au mâle c'est probablement parce qu'au sein des "flocks", ils restent toujours par paires, étant monogames.
Ils ont donc toutes les raisons de ressembler à leur partenaire.
Chez les Cacatoès, par contre, le mode de vie social est différent: les femelles vont toutes se nourrir ensemble et les mâles en font autant; pas de dimorphisme excepté pour la pupille: rouge chez elle, noire chez lui.
"Ton" Maroon-bellied Parakeet faisait partie de notre collection dans notre Parrot Breeding Center... Les grands aras, les amazones et les conures se reproduisaient très bien chez nous. Seuls les Queen of Bavaria nous ont donné du fil à retordre!!
Bravo pour le choix des photos qui illustrent si bien ton propos!
Toujours un régal de passer chez toi!
Bonne continuation et mes amitiés, Laval!

Acheter Jumelles a dit…
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